La Rockhal accueille Bob Dylan

21 Avril 2017 Par France Clarinval
Bob Dylan
À 75 ans, Bob Dylan revient sur la musique de son adolescence et les crooners d’avant le rock.
(Photo: D.R.)

Le songwriter américain viendra présenter son dernier album, «Fallen Angels», ce samedi à la Rockhal.

La surprise avait été de taille quand, l’année dernière, l’Académie suédoise avait choisi de récompenser Bob Dylan du prix Nobel de littérature «pour avoir créé dans le cadre de la grande tradition de la musique américaine de nouveaux modes d’expression poétique». Le poète et musicien est sans doute un des chanteurs-compositeurs les plus influents de notre époque.

Ce samedi, il viendra pour la troisième fois donner un concert à la Rockhal. L’occasion de voir l’un des personnages les plus importants de l’histoire de la culture pop, fort d’une carrière de plus de 50 ans.

Né le 24 mai 1941 à Duluth dans le Minnesota, l’artiste a grandi dans une famille juive de la classe moyenne. Dans sa jeunesse, comme la plupart des adolescents américains, Bob Dylan tombe sous le charme du rock avec Elvis Presley et Jerry Lee Lewis, avant de former son propre groupe.

À 20 ans, il s’installe à New York pour fréquenter la scène musicale naissante de Greenwich Village et change son nom Robert Allen Zimmerman pour le nom de scène Bob Dylan. En 1962, son album «The Freewheelin’» lui apporte les premiers succès avec ‘Blowin’ in the Wind’, chanson pacifiste qui sera un hymne des années 1960 contre la guerre au Vietnam. Il se détache cependant des milieux de gauche, refusant d’être l’étendard des contestations et des luttes de l’époque.

Sorti il y a un demi-siècle, «Blonde on blonde», le double album de Bob Dylan, a marqué la mémoire du public rock, de génération en génération avec ses ‘I Want You’ ou ‘Just Like a Woman’. C’était la première fois que 14 titres étaient proposés d’un coup, deux ans avant le «double blanc» des Beatles. S’y croisent les rythmiques subtiles que posent les discrètes basse et batterie, l’acidité de l’harmonica, l’orgue comme un souffle, quelques cuivres en renfort de fortune par-ci par-là, un violon à l’occasion, et enfin les ronds des guitares comme des courants d’eau que l’on veut suivre.

Parallèlement à la musique, il publie de la poésie et s’essaie à la peinture et au cinéma. Le premier volume d’une autobiographie, «Chroniques», paraît en 2004 et est célébré par la critique. Bob Dylan ne s’est jamais contenté de la sentimentalité ou de la nostalgie. Il n’a jamais répété les succès et a toujours voulu chercher de nouvelles voies.

«Fallen Angels», son 37e album studio, est sorti il y a un an. Il renoue avec ses anciennes amours de crooners, s’intégrant à une tradition pré-rock’n’roll de la musique américaine pour laquelle il avait déjà montré son affection avec «Shadows in the Night», un album de reprises de Frank Sinatra. «‘Fallen Angels’ n’est certes pas ‘Blonde on Blonde’, mais juste le disque parfait d’un type de 75 piges qui n’a plus rien à prouver après avoir tout réinventé et qui sait mieux que tout le monde où est le cool», présentait Les Inrocks.

Sur la scène de la Rockhal, le chanteur de 75 ans nous gratifiera de ses chansons signées Johnny Mercer, Hoagy Carmichael, Jimmy Van Heusen, des lampées rétro comme un bon remake.

Le 22 avril à 20h à la Rockhal.

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