«Une entreprise doit pouvoir se démarquer»

16 Mai 2018 Par Paperjam Club
Céline Campi-Blain
«Une entreprise doit pouvoir se démarquer en enrichissant son offre de développement professionnel interne, comme par exemple les formations, plans de carrière, perspectives d’évolution.»
(Photo: Eivilux)

En vue du «10x6 Human Value» organisé par le Paperjam Club le mercredi 30 mai, l’une des oratrices, Céline Campi-Blain (Eivilux), expose sa vision des valeurs humaines en entreprise.

Madame Campi-Blain, un bon «Employer Branding» est-il le seul moyen pour attirer de la valeur au sein d’une entreprise?

«Travailler sa réputation en tant qu’employeur est certes un moyen indéniable pour attirer de la valeur au sein d’une entreprise mais ce n’est pas le seul. En effet, pour être attractive, toute entreprise doit également être en mesure de dévoiler une mission/vision stratégique claire permettant de démontrer où l’entreprise veut aller et quels objectifs elle veut atteindre.

De plus, une entreprise doit pouvoir se démarquer en enrichissant son offre de développement professionnel interne, tel que par exemple les formations, plans de carrière, perspectives d’évolution… Ces trois leviers combinés (employer branding, vision stratégique et développement professionnel interne) permettent à mon sens d’accroître l’attractivité d’une entreprise.

Une GPEC peut parfois faire peur mais ce n’est pas un exercice si compliqué en soi.

Céline Campi-Blain (Eivilux)

Comment mettre en œuvre la meilleure Gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC) possible?

«Mettre en œuvre une GPEC peut parfois faire peur mais ce n’est pas un exercice si compliqué en soi. La réaliser de manière optimale nécessite de répondre à trois principaux objectifs: prévoir l’évolution des métiers dans l’entreprise afin d’anticiper les changements, développer les compétences des salariés afin d’améliorer leur employabilité et assurer le transfert de compétences clés. Concrètement? Il s’agit de faire un état des lieux des emplois et des compétences de l’entreprise, diagnostiquer les écarts et mettre en place un plan d’action pour y remédier.

Quels sont les indicateurs à surveiller pour jauger la bonne santé et le bien-être de ses salariés? 

«Je dirais qu’il existe divers indicateurs. Les plus parlants et les plus ‘faciles’ à surveiller sont sans doute le taux de turn-over et le taux d’absentéisme. Un taux élevé comparé à un marché similaire ou un taux qui ne cesse d’augmenter doit alerter.

De plus, sonder ses salariés sur leur ressenti permettrait également de repérer des signaux et/ou anticiper tous risques psycho-sociaux ou autres.»

Les inscriptions au «10x6 Human Value» sont ouvertes sur le site du Paperjam Club.

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