«Un manager doit désormais être un leader»

07 Avril 2017 Par Jonas Mercier
Vince Molinaro
«Les managers doivent avoir la capacité d’évoluer pour pouvoir eux-mêmes accompagner leurs collaborateurs dans le changement», estime Vince Molinaro.
(Photo: DR)

Spécialiste des nouvelles pratiques managériales, auteur du best-seller «The Leadership Contract» et aujourd’hui responsable des questions de transformation du leadership pour le cabinet Lee Hecht Harrison, le Canadien Vince Molinaro était de passage à Luxembourg-ville, jeudi, pour parler de l'évolution du rôle du manager au sein de l’entreprise.

M. Molinaro, quelles sont les principales qualités que l’on demande à un manager aujourd’hui?

«Il y a quelques années, nous faisions la différence entre manager et leader. Aujourd’hui, ces deux compétences ne font qu’une. Pourquoi? Parce que tout le monde attend désormais d’un manager qu’il puisse exercer un leadership. Au-delà de cette première qualité, mes clients me disent généralement qu’ils attendent une personne capable d’inspirer, qui soit authentique, qui ait une vision du futur et qui puisse motiver ses employés. Mais ce qui, selon moi, fait la particularité du leader d’aujourd’hui est sa responsabilité.

Existe-t-il des différences culturelles sur la vision du manager/leader en Europe et en Amérique du Nord?

«L’année dernière, nous avons justement effectué une étude globale sur ce sujet, à laquelle ont participé 2.000 entreprises. J’étais très curieux de connaître les différences qu’il pouvait y avoir entre l’Amérique du Nord, du Sud, l’Europe et l’Asie. Mais j’ai été surpris de voir qu’il existait en fait beaucoup de similitudes. Le milieu des affaires d’aujourd’hui est le même partout et les pressions et challenges auxquels sont confrontés les managers du monde entier sont identiques.

Il peut par contre y avoir des différences dans la façon de nommer les managers selon les différentes cultures. C’est sûrement plus facile de dire à quelqu’un qu’il ne se trouve pas à sa place en Amérique du Nord plutôt qu’en Europe, par exemple.

On dit souvent que la digitalisation va modifier certains emplois. Influence-t-elle également le rôle du manager?

«La digitalisation, ajoutée à l’intelligence artificielle et à la robotisation, redéfinissent le concept même de travail. Et à travers ces mutations, nous sommes en train de nous rendre compte de l’importance du leadership. Des industries entières sont bouleversées par l’arrivée de nouveaux modèles de business. Le cas d’Uber est le plus connu. Or, si le manager n’a pas la capacité d’être attentif à tous ces changements, tout en restant disponible pour diriger ses équipes, les conséquences peuvent être fatales pour l’entreprise.

Ce nouveau type de management ne nécessite pas forcément un nouveau profil, mais des personnes qui ont la capacité d’évoluer. Les managers d'aujourd’hui doivent pouvoir s’adapter rapidement pour, à leur tour, accompagner leurs collaborateurs dans le changement. La flexibilité est, dans ce contexte, une qualité-clé.»

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