«Travailler avec les entreprises, notre cœur de métier»

06 Décembre 2017 Par Jean-Michel Lalieu
Fernand Reinig (List)
Le directeur général du List, Fernand Reinig, estime que la recherche publique doit être placée au service des entreprises.
(Photo: Marion Dessard / archives)

Ce mardi 5 décembre, le Luxembourg Institute of Science and Technology (List) a signé un accord de partenariat avec l’entreprise Ceratizit pour le développement d’une nouvelle gamme d’outils de coupe industriels. Son directeur général, Fernand Reinig, revient sur l’intérêt du centre de recherche public pour ce partage d’expérience avec des entreprises.

Monsieur Reinig, le List a signé ce mardi un accord de partenariat de recherche avec la société Ceratizit. En quoi ce genre d’accord est-il important pour vous?

«Le rôle du List est celui d’un RTO (Research and Technology Organisation), des centres de recherche un peu particuliers qui ont comme mission de traduire les connaissances scientifiques en résultats utilisables par les entreprises. Il y a d’autres centres en Europe qui assurent ce lien entre la recherche scientifique et les entreprises, mais au Luxembourg, nous sommes le RTO par excellence. C’est donc notre cœur de métier de travailler avec des entreprises dans le cadre de partenariats. On voit les applications qu’il y a moyen de faire à partir de la recherche.

Ces partenariats sont donc une pratique courante au sein du List?

«Oui, il y a déjà plusieurs partenariats engagés. La recherche coûte de l’argent. Beaucoup de gens ont des idées, mais pour les concrétiser, ça demande d’importants investissements, en recherche, en traduction, en brevets, etc. Or, nous avons la chance de profiter d’un outil du Fonds national de la recherche (FNR), les Core-PPP (private-public partnerships). Nous avons d’autres projets PPP avec le FNR, mais il y a aussi d’autres outils. Le ministère de l’Économie soutient aussi les entreprises établies au Luxembourg au niveau de la recherche et nous avons, par exemple, un très grand projet avec la société Goodyear. En tout, nous avons une cinquantaine de partenaires différents au Luxembourg qui vont de grandes entreprises industrielles (Goodyear, ArcelorMittal, DuPont, etc.) à de plus petites comme, par exemple, le cidre Ramborn dans le domaine de l’environnement et des plantes ou PM-International qui vend des produits pour la santé. Nos domaines d’intervention sont donc assez larges. Nous avons aussi des projets dans le secteur de l’IT. Comme une nouvelle directive européenne va sortir sur la protection des données nominatives, nous avons réalisé un projet au niveau du Luxembourg à ce sujet avec la Commission nationale pour la protection des données (CNPD). Nous participons aussi à des projets européens financés par la Commission européenne avec des partenaires industriels qui viennent souvent d’autres pays.

Le but, c’est de faire avancer la recherche ou de donner un coup de pouce à l’économie luxembourgeoise?

«Notre but est très clairement d’aider l’économie, au sens large du terme. De faire en sorte que les entreprises restent compétitives, qu’elles puissent trouver des moyens de production plus écologiques ou participer au développement de nouveaux produits, comme dans le cas de Ceratizit. Mais pour y parvenir, nous avons besoin d’un peu de recherche fondamentale. C’est à partir de là que viennent les idées pour de futurs développements. Il arrive aussi que nous développions de nouvelles idées sans qu’il y ait de sociétés qui veuillent les reprendre. Dans ces cas, nous pouvons en venir à développer des spin-off.»

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