«Stimuler le goût d’entreprendre»

21 Septembre 2018 Par Paperjam.lu
Olivier Witmeur, directeur du programme Solvay Entrepreneurs et professeur d’entrepreneurship.
Olivier Witmeur, directeur du programme Solvay Entrepreneurs et professeur d’entrepreneurship.
(Photo: DR)

Olivier Witmeur, directeur du programme Solvay Entrepreneurs et professeur d’entrepreneurship, explique le fonctionnement et les objectifs du projet qui vise à inculquer aux étudiants les bases et le goût de la création d’entreprises.

Comment intervenez-vous auprès des étudiants et des entrepreneurs?

«Solvay accompagne les porteurs de projets entrepreneuriaux de manière personnalisée. Nous proposons ainsi des cours d’introduction à l’entrepreneurship aux étudiants dès le baccalauréat, mais aussi des formations bien plus pointues au niveau master. Pour les étudiants qui souhaitent développer une idée de start-up, nous leur apportons notre soutien via Startlab, le premier incubateur bruxellois destiné aux étudiants-entrepreneurs. Solvay se positionne enfin sur le secteur des entrepreneurs en PME à travers des programmes de formation adaptés à chaque stade de maturité du projet. 

Comment est née l’initiative Solvay Entrepreneurs?

«À l’origine, en 1986, il existait très peu de projets d’accompagnement et de formation conçus spécifiquement pour les PME. Pourtant, est-il vraiment pertinent, dans le cas de dirigeants de petites entreprises, d’apprendre à analyser la comptabilité de grands groupes? Solvay a donc développé une offre sur mesure pour ce public. Avec le temps, l’offre a évolué et la thématique de l’entrepreneuriat est venue s’y greffer à la fin des années 90. La prochaine étape est le développement de formations destinées aux entreprises plus avancées.

Le métier et la vocation d’entrepreneur s’apprennent-ils vraiment?

«Oui, à 100%! Bien sûr, par leur caractère, certaines personnes semblent plus prédisposées à se lancer dans la création d’entreprise. L’environnement familial joue également un rôle: de la même manière qu’un enfant de médecin a des prédispositions à devenir médecin, un enfant d’entrepreneur a sans doute une inclinaison particulière à suivre la même voie. On constate pourtant que de nombreux entrepreneurs sont des autodidactes complets et que rien ne semblait les destiner à une telle carrière.

Ce métier, ses règles et ses contraintes s’apprennent. Le goût d’entreprendre aussi. Avec une aide et un accompagnement extérieur, l’apprentissage n’en est que plus facile et rapide. Nous formons les aspirants entrepreneurs à la maîtrise des risques, au leadership… Mais nous pouvons également accompagner ces entrepreneurs dans les différentes étapes du développement de leur entreprise.»

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