«Nous ne pensons pas avoir le monopole des bonnes idées»

30 Janvier 2018 Par Jonas Mercier
Geoffroy de Schrevel
Geoffroy de Schrevel: «Le Paris Fintech Forum est désormais un rendez-vous européen à part entière qui a notamment gagné le respect de l’industrie fintech de Grande-Bretagne, qui jusque-là regardait cet événement un peu de haut.»
(Photo: Birdee)

Accompagnées du ministre des Finances, les fintech luxembourgeoises se déplaceront en nombre au Paris Fintech Forum, qui ouvre ses portes ce mardi. Parmi elles, Gambit financial solutions – présente au Luxembourg avec Birdee – rachetée en septembre par BNP Paribas.

Monsieur de Schrevel, qu’est-ce qu’une fintech comme Gambit, qui appartient désormais à la BNP Paribas, vient-elle chercher à un événement comme le Paris Fintech Forum?

«Notre rachat par la BNP Paribas en septembre dernier a été un investissement purement capitalistique, et si nos produits sont les solutions digitales de conseil en investissement préférées pour l’ensemble du groupe, il n’y a aucune exclusivité, ni d’un côté ni de l’autre.

Nous avons gardé une indépendance totale en matière stratégique. Nous avons d’ailleurs signé avec de nouveaux clients depuis septembre, comme les assurances AXA. Notre premier objectif pour ce salon est donc bien de présenter nos solutions à d’autres clients potentiels.

Nous laisserons de la place à la spontanéité et au hasard.

Geoffroy de Schrevel, CEO de Birdee

On veut aussi voir ce qui se passe ailleurs et faire de la veille technologique. On ne pense pas avoir le monopole des bonnes idées, nous sommes donc ouverts à d’éventuels partenariats avec d’autres fintech. Beaucoup de rendez-vous ont été pris, mais nous laissons aussi de la place à la spontanéité et au hasard.

Quelles sont les solutions que vous présenterez au salon?

«Nous avons toujours eu comme cible principale les institutions financières. Notre offre B2B a été complétée en octobre pour une solution B2C, qui a été la mise à disposition au grand public de notre robot-conseiller Birdee.

Mais les solutions que nous allons présenter mardi et mercredi seront celles destinées aux professionnels. Et plus particulièrement un nouveau produit que nous lançons début février et qui sera destiné aux institutions financières de petite et moyenne taille.

La concurrence entre fintech européennes est-elle rude? Quels sont les pays les plus actifs en la matière?

«C’est très clairement un milieu en pleine ébullition dans lequel on observe de nombreuses initiatives. Il est clair que la France est dans son jardin, mais on voit que le forum s’est beaucoup ouvert ces dernières années et il s’agit désormais d’un rendez-vous européen à part entière. Il a notamment gagné le respect de l’industrie fintech de Grande-Bretagne, qui jusque-là regardait cet événement un peu de haut.

La concurrence est donc de plus en plus élevée. Et si le Luxembourg ne se fait pas forcément remarquer par la quantité des entreprises qu’il présente, tout le monde est d’accord sur la qualité des fintech qui viennent du Grand-Duché.»

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