«Le volet ‘création’ est davantage mis en valeur»

12 Octobre 2018 Par Paperjam Club
«Nous avons remarqué donc que le volet ‘création’ est davantage mis en valeur, tout en ne négligeant pas les aspects techniques.»
«Nous avons remarqué donc que le volet ‘création’ est davantage mis en valeur, tout en ne négligeant pas les aspects techniques.»
(Photo: DR)

En amont du «10x6 Les architectes luxembourgeois qui s’exportent» organisé par le Paperjam Club le mercredi 17 octobre, deux de nos orateurs, Élodie Lenoir et Arnaud Decolle (EL’LE), nous ont fait part de leurs pensées sur le développement de l’industrie de l’architecture.

Pourquoi avoir choisi d’exporter votre talent en dehors du Luxembourg?

«Notre choix s’est porté sur Paris par connexions familiales et professionnelles et pas forcément de manière recherchée. On nous a confié la réalisation d’un hôtel dans le 15e arrondissement, et nous avons sauté sur l’occasion pour développer un nouveau programme architectural que nous n’avions jamais eu la possibilité de traiter au Luxembourg. 

L’idée de travailler sur cette reconversion hôtelière nous a séduits, et nous a permis de développer de nouveaux projets sur la capitale française. Ce fut le début de notre activité architecturale basée sur Luxembourg et Paris.

Quelles spécificités prendre en compte lorsque l’on développe un projet architectural dans un pays culturellement différent?

«La France n’est pas vraiment différente du Luxembourg au niveau de la réglementation ou des intervenants sur le projet (entreprises, ingénieurs, organismes de contrôle...). C’est plutôt la manière d’aborder le projet qui était sensiblement nouveau pour nous. Les prises de décision sont extrêmement rapides, mais cela nécessite des réponses architecturales en conséquence, qui se veulent toujours plus créatives. 

La concurrence est rude, spécifiquement pour les établissements hôteliers qui ont le vent en poupe actuellement, de nouveaux concepts débarquent, les grands palaces se rénovent tous, les uns après les autres, aussi nos clients nous poussent à développer des concepts qui doivent avoir une longueur d’avance. Nous avons remarqué donc que le volet ‘création’ est davantage mis en valeur, tout en ne négligeant pas les aspects techniques… 

Y a-t-il une «architecture luxembourgeoise» à proprement parler? Comment est-elle reconnue à l’étranger?

«Oui. Pour nous, il y a plutôt une sorte de direction architecturale! Elle est résultante des impositions urbanistiques et réglementaires (pas toujours évidentes), mais aussi des libertés laissées par les décideurs. L’ensemble est homogène, mais est souvent perçu comme classique et intemporel. C’est le constat fait auprès de nos confrères parisiens, mais aussi par nous-mêmes qui peuvent évaluer cette comparaison entre les deux capitales depuis le début de nos études à Paris. 

À notre niveau, à savoir l’architecture intérieure, la profession au Luxembourg propose d’excellentes solutions, mais vise une pérennité, une assurance dans le temps. À Paris, c’est plus éphémère, et cela pousse ainsi les concepts à se renouveler constamment.»

Les inscriptions au «10x6 Les architectes luxembourgeois qui s’exportent» sont ouvertes sur le site du Paperjam Club.

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