«Le SnT fera du ‘business development’ au Web Summit»

05 Novembre 2018 Par Jonas Mercier
Marc Lemmer (SnT)
Marc Lemmer (SnT): «L’idée est donc d’établir des passerelles plus naturelles et plus fluides pour faciliter notre mission de transfert de technologie.»
(Photo: Maison moderne / archives)

Le centre de recherche de l’Uni fera partie de la délégation luxembourgeoise qui participe, à partir de lundi, au plus grand événement tech d’Europe. Un exercice indispensable pour Marc Lemmer, head of industry partnership & technology transfer au SnT.

Pourquoi est-il important pour le SnT de participer à un rendez-vous tel que le Web Summit?

Marc Lemmer. – «Il me semble essentiel que nous soyons présents à ce type d’événements internationaux, où il est question d’innovation et de son application dans l’économie réelle. Nous sommes un centre de recherche appartenant à l’Université, mais nous avons une forte relation avec les entreprises et nous devons aller à leur rencontre pour créer des partenariats qui répondent à des besoins précis.

Lors du Web Summit, nous espérons aussi faire connaître nos projets de recherche fondamentale, qui peuvent trouver des applications concrètes dans l’économie. Le monde de la recherche est assez isolé. L’idée est donc d’établir des passerelles plus naturelles et plus fluides pour faciliter notre mission de transfert de technologie. En résumé, nous irons à Lisbonne pour faire du ‘business development’.

Hormis ces considérations très pratiques, il est également important pour nous de savoir ce qu’il se passe dans le secteur des nouvelles technologies. Et nous assisterons bien évidemment à certaines conférences proposées.

Vos activités ne visent donc pas seulement des entreprises locales?

«Non. L’Uni, et le SnT en particulier, ne peuvent pas créer l’impact socio-économique que tout le monde attend au Luxembourg sans regarder à l’étranger. Nous évoluons dans un écosystème international de l’innovation, à l’intérieur duquel nous retrouvons à la fois des entreprises établies et des start-up.

Ces rendez-vous sont aussi l’occasion d’avoir des discussions en dehors des bureaux avec des sociétés luxembourgeoises.

Marc Lemmer, head of industry partnership & technology transfer au SnT

Nous devons aller à la rencontre de cet écosystème, car ces liens ne se créent pas automatiquement avec le monde académique. Nous essayons d’ailleurs de ne louper aucun de ces grands événements. Le Web Summit est l’un des plus importants au monde, mais il y a aussi le CeBIT d’Hanovre, VivaTech à Paris, le CES de Las Vegas ou encore la foire aéronautique du Bourget.

Ces rendez-vous sont aussi l’occasion d’avoir des discussions en dehors des bureaux avec des sociétés luxembourgeoises qui font partie des délégations. Et c’est très souvent là que naissent des collaborations ultérieures de recherche.

Plus généralement, quel regard portez-vous sur l’innovation au Luxembourg?

«Des progrès remarquables ont été enregistrés sur les deux, trois dernières années. Certes, il y a toujours des lacunes, car l’écosystème local est encore jeune. Mais en termes de flux d’entreprises qui viennent nous voir pour des projets concrets, nous enregistrons une forte augmentation.

Si l’on parle de secteurs, il est intéressant de voir que l’industrie s’intéresse de plus en plus à l’innovation. Nous avons par exemple signé un très beau projet avec Cebi en début d’année. Depuis, d’autres entreprises se donnent du courage et viennent nous voir.

Les catalyseurs de ces partenariats sont souvent les start-up.

Marc Lemmer, head of industry partnership & technology transfer au SnT

Mais le secteur qui représente de loin la majorité de notre activité est la fintech au sens large. Nous avons signé cette année des partenariats dans la finance pure, mais aussi dans l’assurance.

Les catalyseurs de ces partenariats sont souvent les start-up, notamment par le biais de la Lhoft et de son écosystème très actif. Mais il est difficile de travailler directement avec des jeunes pousses. Elles ne peuvent pas se permettre de financier des collaborations de recherche. Cela nous pousse à chercher d’autres modèles de collaboration.»

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