«Le personnel représente la vraie valeur de l’activité»

28 Septembre 2018 Par Paperjam Club
«Lors de la transmission d’une société, il est primordial de garder à l’esprit que c’est le savoir-faire de l’ensemble du personnel en place qui fait fonctionner l’entreprise.»
«Lors de la transmission d’une société, il est primordial de garder à l’esprit que c’est le savoir-faire de l’ensemble du personnel en place qui fait fonctionner l’entreprise.»
(Photo: DR)

En vue du 10x6 «Entrepreneurship: les défis de la transmission» organisé par le Paperjam Club le mercredi 3 octobre 2018, l’une de nos oratrices, Brigitte Brouwers (CLK), nous explique sa vision de la transmission d’entreprise à la reprise, en passant par les valeurs humaines.

Est-ce un échec si une transmission n’est pas faite pour raison d’âge?

«La transmission d’une entreprise peut se faire pour différentes raisons, qui sont tout aussi valables les unes que les autres. Un entrepreneur qui s’identifie totalement à l’entreprise qu’il dirige estimera certainement que celle-ci ne pourra pas fonctionner sans lui. Il se considère comme le centre de l’entreprise et voudra certainement la diriger le plus longtemps possible, idéalement même jusqu’à sa fin. Dans ce cas, si la transmission se fait pour une raison autre que celle de l’âge, ce sera en effet un échec du point de vue du patron.

Par contre, dans le cas où l’entrepreneur considère que c’est l’activité qui est au centre et que l’entreprise est un outil qui sert à remplir une mission et faire vivre des salariés, il ne va pas considérer comme un échec que de transmettre la société avant sa retraite. Il va privilégier l’évolution et la succession de la société pour que le repreneur puisse poursuivre l’activité dans les meilleures conditions.

Que vaut la dimension humaine?

«Lors de la transmission d’une société, il est primordial de garder à l’esprit que c’est le savoir-faire de l’ensemble du personnel en place qui fait fonctionner l’entreprise. Au fond, c’est le personnel qui représente la vraie valeur de l’activité. 

Lorsqu’on reprend une société, on se doit de rassurer les travailleurs sur leur avenir et leurs conditions de travail. Il faut également donner envie à ces travailleurs de continuer l’aventure dans la société nouvellement dirigée. Qui plus est, les travailleurs sont les détenteurs du savoir, et ce sont eux qui incarnent le visage de la société aux yeux des clients. Il est essentiel, donc, d’être à leur écoute, car la perte de ces travailleurs pourrait également impacter l’activité de la société.

Pourquoi reprendre une entreprise?

«Lorsqu’on se lance dans la fastidieuse tâche de créer une société, cela prend minimum un à deux ans pour que la société soit connue sur le marché et que l’activité soit rodée. Trouver les collaborateurs idéaux et mettre en place une dynamique de travail sont des processus qui prennent également un certain temps.

Lorsqu’on reprend une société, par contre, elle a déjà acquis cette notoriété, et les processus sont en place. La société est connue, elle est composée de travailleurs, et l’activité est rodée. La personne qui reprend une société va donc moins vers l’inconnu qu’une personne qui crée sa propre société, et elle va pouvoir bénéficier de la notoriété déjà existante de l’entreprise qu’elle reprend. Néanmoins, elle aura la responsabilité de maintenir la prospérité de l’activité.»

Vous pouvez vous inscrire au 10x6 «Entrepreneurship: les défis de la transmission» sur le site du Paperjam Club.

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