Un nouveau satellite et l’A400M au menu

17 Avril 2018 Par Jean-Michel Hennebert
Le futur satellite militaire luxembourgeois, différent d’un éventuel GovSat-2, devrait avoir une durée de vie estimée entre 7 et 10 ans, selon le projet de loi n°7264.
(Photo: Licence C.C.)

La hausse des dépenses militaires nécessaire dans le cadre de la participation de l’Otan a amené les députés à se pencher sur deux nouveaux projets de loi d’un montant global de 590 millions d’euros. Deux programmes intégrés dans la réflexion sur l’avenir de l’armée.

Si l’achat d’hélicoptères de transport, des investissements dans des drones de reconnaissance ou le développement d’une médecine militaire figurent sur la liste des ambitions déjà présentée pour l’armée à l’horizon 2025, d’autres projets y figurent également. C’est notamment le cas de la réception d’un A400M et de l’utilisation d’un nouveau satellite d’observation, évoqués lundi en commission de la défense.

Bien que voté en 2005, l’achat avec la Belgique du futur avion de transport militaire d’Airbus doit aboutir à une livraison «en 2020», contre 2017 selon les plans initiaux avancés par le consortium européen. Aux 197,3 millions d’euros prévus pour l’acquisition d’une partie de l’appareil s’ajoute un budget d’exploitation et de maintenance qui doit s’élever à 420 millions d’euros sur l’ensemble de la durée de son exploitation – soit 35 ans – et qui comprend notamment le recrutement et la formation de pilotes spécifiques. Destiné à «renforcer les capacités de déploiement de troupes et de matériel dans un contexte de gestion de crise», le futur avion de transport fonctionnerait de pair avec les futurs hélicoptères de l’armée.

170 millions «maximum» pour le satellite

L’autre dossier évoqué devant les députés concerne la création et l’utilisation d’un satellite d’observation militaire voué à «détecter des risques potentiels pendant des opérations mais aussi effectuer des observations dans de nombreux domaines». Autrement dit, un engin à pure vocation militaire principalement destiné à être mis à disposition de l’Otan «mais qui ne sera pas GovSat-2», précise le ministère de la Défense en référence au satellite mis en orbite en février dernier et opérationnel depuis la mi-mars.

Estimé à une enveloppe «de 170 millions d’euros maximum sur une période de 14 ans», le projet prévoit non seulement l’acquisition du satellite, mais aussi la construction d’antennes destinées à transmettre les images collectées vers la Terre et un centre de contrôle et de gestion des données. Selon les prévisions, le futur œil militaire spatial luxembourgeois doit être opérationnel «pendant une période de 7 à 10 ans».

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