Un héritage pour le futur

30 Janvier 2018 Par France Clarinval
Parmi les propositions du MNHA: une chasse au trésor pour comprendre les coulisses du musées.
(Photo: MNHA)

Quelque 60 projets ont déjà reçu le label pour leur participation à l’année européenne du patrimoine culturel. Les projets touchent la sensibilisation, la préservation et l’utilisation des nouvelles technologies.

Au théâtre, il est de tradition de ne pas jouer s’il y a plus de monde sur scène que dans la salle. Ce lundi matin, la conférence de presse organisée au ministère de la Culture n’aurait pas eu lieu si elle avait suivi cette même règle: ils étaient 17 intervenants face à une petite dizaine de journalistes!

C’est Xavier Bettel en tant que ministre de la Culture qui a présenté de manière enthousiaste les grandes lignes de l’année européenne du patrimoine culturel. Le mot d’ordre européen est «Our heritage: where the past meets the future» et le ministre a bien insisté sur cette dimension: «Il n’est pas question d’avoir une vision passéiste et figée du patrimoine, mais au contraire de s’en servir comme terreau pour les générations futures.»

Il a rappelé que les projets luxembourgeois devaient répondre à l’une des trois thématiques mises en place: patrimoine et éducation/sensibilisation, patrimoine et développement durable ou patrimoine et technologie(s). «Ces projets concernent donc tout le monde. Le patrimoine, ça n’a rien d’élitiste, c’est un bien commun, pour tous et par tous», a-t-il insisté.

Beryl Bruck, coordinatrice du projet au sein du ministère de la Culture, a précisé ce que recouvre l’idée de patrimoine: «L’ensemble des ressources héritées du passé, toutes formes et tous aspects confondus, d’ordre matériel, immatériel et numérique.» Un champ très large donc qui peut toucher des publics les plus divers autour de projets les plus variés.

La 3D bien utilisée

Pas moins de 24 porteurs de projets ont ensuite pris la parole pour décrire leurs initiatives. Expositions, visites, ateliers, colloques, conférences… C’est un arsenal assez classique qui est mis en œuvre par les institutions culturelles du pays. L’année du patrimoine leur permet cependant d’explorer de nouvelles voies pédagogiques, de nouveaux outils de médiation et de bénéficier d’une meilleure visibilité.

Certains vont plus loin en jouant la carte des nouvelles technologies, en particulier avec des simulations 3D de lieux qui n’existent plus (le château de Mansfeld et ses jardins par exemple), des propositions de réalité augmentée (de sites archéologiques, notamment), des bases de données (comme cette plateforme numérique interactive dédiée aux bâtiments remarquables) ou des manières ludiques et interactives de découvrir des sites (le château de Vianden sur les routes du pays dans la ViVi box risque de faire du bruit).

On notera à regret que l’essentiel des porteurs de projets sont des institutions nationales (CNA, CNL, MNHA, MNHN, CNRA, Archives, Sites et monuments…) ou municipales (les deux musées de la ville de Luxembourg) et que les asbl, voire les particuliers, sont très peu présents (à l’exception notable du LUCA qui présente plusieurs projets). Il faut dire que le ministère de la Culture délivre un label (lui offrant visibilité et communication mais non une subvention), ce qui freine probablement les associations à se lancer.

Le processus d’inscription se poursuit tout au long de l’année pour renforcer le programme et pousser la dynamique participative.

www.patrimoine2018.lu

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