Un graal enfin accessible

aujourd'hui Par Jonas Mercier
Pour la première fois, le Luxembourg sera officiellement représenté au CES de Las Vegas.
(Photo: DR)

Elles sont censées être les meilleures ambassadrices de la «start-up nation» que le Luxembourg s’est proposé de devenir. Huit jeunes pousses participeront entre le 9 et le 12 janvier prochain au plus grand salon dédié aux nouvelles technologies: le CES de Las Vegas.

200.000 professionnels, 60.000 médias et une renommée mondiale: le Consumer Electronics Show (CES) de Las Vegas est un graal pour n’importe quelle start-up technologique. Et pour la première fois cette année, ce rêve va devenir réalité pour huit start-up luxembourgeoises. 

Une opportunité rendue possible grâce à l’accélérateur transatlantique European American Enterprise Council (EAEC), dont le siège européen est installé au Luxembourg. L’organisme a annoncé en octobre dernier qu’un «Luxembourg village» serait installé dans l’un des pavillons de l’événement, avec, à la clé, huit stands réservés à des pépites locales.

Un concours a été lancé dans la foulée. «Nous avons reçu 34 dossiers et avons procédé à une première sélection sur la base des critères imposés par les organisateurs du CES», détaille Jérôme Grandidier, président Europe de l’EAEC. Car ne participe pas qui veut au plus grand salon technologique du monde. Les start-up retenues doivent présenter un produit destiné au grand public, lancé il y a moins d’un an et qui soit innovant. Parmi les dossiers qui remplissaient ces conditions, l’EAEC et Luxinnovation ont fini la sélection. «Chacune d’entre elles aura l’opportunité de participer à la grande session de pitching face à une audience de plus d’une centaine de sociétés de capital-risque», ajoute Jérôme Grandidier.

Qui sont-elles?

Aiva Technologies: créée par trois jeunes Luxembourgeois, elle développe une intelligence artificielle capable de composer une pièce symphonique inspirée de chefs-d’œuvre en 48h. Elle a remporté l’édition 2017 du concours Pitch Your Startup.

CarPay-Diem: coup de cœur du jury des Fintech Awards 2017, elle propose un service capable d’activer n’importe quelle pompe à essence et de payer son plein grâce à son smartphone ou sa voiture connectée.

CoinPlus: spécialiste des monnaies virtuelles, cette jeune pousse propose des «Crypto Bars», des lingots d’acier, d’argent ou d’or, sur lesquels sont gravées les clés virtuelles qui attestent de leurs avoirs en crypto-monnaies.

Fundsquare: filiale de la Bourse de Luxembourg, cette fintech développe une infrastructure de marché dédiée à faciliter la distribution transfrontalière de fonds d’investissement, notamment par le biais de sa plateforme FundsDLT, basée sur la technologie blockchain.

Motion-S: spin-off de l’Université du Luxembourg, elle fournit des informations aux compagnies d’assurances sur la manière de conduire de leurs clients. Cela grâce à une application ludique fournie aux conducteurs.

PostmiiCard: peu connue au Luxembourg car basée en France, cette start-up a développé des stands mobiles grâce auxquels elle propose aux touristes de créer leurs propres cartes postales, qui sont imprimées sur place.

Virtelio: logiciel de réalité virtuelle développé par la start-up Realab, il permet à n’importe qui de monter des films interactifs, dans lesquels il est possible de choisir plusieurs scénarios de façon complètement intuitive.

Digital Devotion Group: elle développe une technologie basée sur la réalité virtuelle qui permet aux touristes de voyager à travers une ville dans le passé ou le futur. Un projet pilote propose déjà un tour virtuel pour la ville de Luxembourg.

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Cédric Mauny est senior manager du cybersecurity department chez Telindus Luxembourg.

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