Un contrôle au Findel qui met le feu aux poudres

30 Novembre 2017 Par Jean-Michel Hennebert
Findel
Le renforcement des contrôles des cartes d’embarquement voulu par le gouvernement amène à une réorganisation du fonctionnement des services de sécurité du Findel, ce que déplore l’OGBL.
(Photo: Christophe Olinger/archives)

L’instauration, depuis la semaine dernière, d’une procédure de contrôle renforcé des passagers aboutit à un regain de tension entre l’OGBL et la direction de Lux-Airport. Le syndicat dénonce jeudi «la poursuite des violations de la loi».

Le renforcement des contrôles avant l’embarquement, mis en place depuis le début de la semaine dernière, se trouve à l’origine de nouvelles tensions entre l’OGBL, syndicat majoritaire auprès du personnel de Lux-Airport, et la direction de la société gestionnaire du Findel. Dans un communiqué envoyé jeudi, l’OGBL dénonce «une réorganisation fondamentale de son département de sûreté» qui met en place «par une simple note de service datée du 29 novembre 2017» le remplacement de salariés de Lux-Airport «par des salariés de la société (…) Dussmann».

En clair, Hubert Hollerich, secrétaire central OGBL, dénonce non seulement «la problématique de la sous-traitance», mais aussi «le manque de communication envers le personnel, qui a appris cette réorganisation le mercredi pour une mise en place effective le vendredi». Et ce dernier de juger «cette situation totalement incompréhensible», tout en rappelant qu’une procédure de conciliation a d’ores et déjà été déclenchée face à la direction du gestionnaire de l’aéroport.

Une décision qui nous a été imposée par notre ministère de tutelle.

Johan Vanneste, CEO de Lux-Airport

Face à ces accusations, Johan Vanneste, CEO de Lux-Airport, se dit «surpris», car, selon lui, les changements d’affectation «ne concernent que deux ou trois personnes aux heures de pointe». Et ce dernier de préciser que cette modification est le fruit «d’une décision qui nous a été imposée par notre ministère de tutelle, avec application le jour même», sans plus de précision. Comprenez une décision prise par le gouvernement, pour des raisons politiques. Ni le ministère du Développement durable et des Infrastructures ni le ministère d’État n’ont souhaité faire de commentaire sur ce choix.

Interrogé sur la question de la sous-traitance au sein de Lux-Airport, Johan Vanneste assure que «31 ou 32 agents de sécurité ont été embauchés cette année et que nous continuerons à embaucher en 2018, mais que la formation de ces personnels dure plus d’un mois, ce qui fait que nous avons été contraints de faire appel à une société extérieure». L’OGBL, de son côté, dénonce avoir été «à nouveau mis devant le fait accompli» et rappelle «son droit à engager des actions syndicales, dont la grève».

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