Uber, un complément de l’offre de transport public

06 Juillet 2018 Par Hub Institute
Uber
La ville de Nice vient de mettre en place un programme visant à utiliser les services du géant américain Uber comme un complément de son offre de transport public.
(Photo: Licence C.C.)

Emmanuel Vivier et le HUB Institute vous proposent chaque jour le #HUBRADAR, une sélection des tendances et des meilleures innovations technologiques en trois articles.

Dark patterns: bienvenue dans le côté obscur de la tech

Connaissez-vous les dark patterns, ces techniques utilisant des biais psychologiques dans le but de vous influencer? Utilisés depuis les années 70 par les retailers, elles ont petit à petit été mise en pratique par les réseaux sociaux et autres géants du net. Appliqués dès la conception du service, les dark patterns ont un but simple: capter votre attention et vous retenir sur leurs plateformes. «Cela, peut-être pour nous empêcher de quitter un service, en rendant cela particulièrement difficile ou en jouant sur notre culpabilité, ou bien au contraire pour nous inciter à devenir accro en jouant sur des biais cognitifs» explique Albert Moukheiber, docteur en neurosciences. Récemment, de nombreux anciens des Gafam ont élevé la voix pour dénoncer ce type de pratiques. Ironiquement, s’il a été beaucoup décrié, le RGPD a permis de faire un premier pas vers la fin de ce type de pratiques, en prônant le principe de «privacy by design».

Quand les villes font copain-copain avec Uber 

Alors que certaines métropoles comme Londres réfléchissent à bannir Uber de leur territoire, la commune de Nice prend le contrepied. La ville vient de mettre en place un programme visant à utiliser les services du géant américain comme un complément de son offre de transport public.

Les transports en commun niçois sont composés de 2 types de véhicules: les tramways (en service dans la métropole jusqu’à 2h du matin) et les bus (desservant les périphéries de la ville jusqu’à 20h). Le problème est donc qu’à partir de 20h, il n’est plus possible pour les usagers habitant en bordure de la ville de se rendre dans le centre, et inversement. Uber agira donc ici comme une offre complémentaire en proposant des trajets à un prix fixe (6€) entre 20h et 2h, et ce seulement sur le trajet des lignes de bus. Si une partie de la course est subventionnée par l’agglomération, l’opération est une pure perte financière pour Uber, qui y voit ici un moyen intéressant de se positionner si d’autres villes venaient à mettre en place ce type de programme.

Vous l’aimez? Dites-lui avec des fleurs (et Amazon)

Peut-on vraiment tout trouver sur Amazon? Et bien maintenant oui! La firme de Seattle vient de rendre disponible la livraison de fleurs sur son site grâce à un partenariat signé avec Monceau Fleurs, leader français du secteur. Mais pourquoi tant de retard alors que la livraison de bouquets était déjà disponible dans d’autres pays? «Le marché des fleurs est un marché où il y n’a pas beaucoup de grands groupes structurés, capables de répondre à une demande partout en France» explique Bruno Blaser, président du directoire d’Emova Group. Du côté du groupe français, il a fallu restructurer le fonctionnement de l’entreprise en créant notamment une marketplace pour l’approvisionnement en fleurs. Si le groupe possède des boutiques dans l’Hexagone, il a également fallu restructurer l’atelier parisien pour lui permettre d’envoyer des compositions florales n’importe où en France.

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