Trickle down

aujourd'hui Par Paperjam.lu
Une du Land - 30 novembre 2017
Cette semaine, le Land revient notamment sur la précarité des travailleurs intellectuels.
(Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, focus sur le projet de loi sur le bail commercial.

Il faut s’imaginer le marché des cafés sous forme de pyramide avec, au sommet, les propriétaires des maisons et, à la base, les travailleurs immigrés. Les propriétaires louent aux brasseries, qui sous-louent aux bistrotiers, qui sous-sous-louent les chambres à l’étage. Au passage, chacun engrange sa marge. Cette construction immobilière serait-elle sur le point de s’écrouler? Le projet de loi sur le bail commercial veut «assécher un commerce de la sous-location», en en interdisant la majoration. Le locataire principal ne pourra donc en principe demander plus à son sous-locataire que ce qu’il paie lui-même au propriétaire. Pourtant, les brasseries ne s’inquiétaient pas du projet de loi. Au point d’oublier de faire le suivi du dossier parlementaire. 

Une du Land

Où sont passés les trois pour cent de croissance?

D’habitude, les prévisions conjoncturelles aussi bien des institutions internationales que du Statec sont corrigées plusieurs fois par an sans provoquer de grand émoi. Parfois, quand des considérations politiques le demandent, il semble opportun de monter ces corrections en scandale. Comme maintenant, au moment du vote du budget de l’État et à 10 mois des législatives. La Chambre de commerce reproche au gouvernement d’avoir perdu trois pour cent de croissance sur deux ans en route, sans en tenir compte dans les dépenses de son budget, et l’opposition parlementaire traite la coalition libérale d’incapables et d’irresponsables. Du côté du gouvernement, on souligne le caractère «mécanique» des ajustements ou on réfute tout simplement une quelconque relation ente la croissance et les finances publiques.

Travailleurs intellectuels précarisés

Rue Michel Rodange à Luxembourg-ville, Anne-Marie Herckes est en pleine phase de production. Dans l’atelier qu’elle partage avec l’artiste Stina Fisch et trois autres collègues, elle termine les grandes commandes pour qu’elles soient dans les magasins pour le marché de Noël. Ses accessoires de «miniature couture» se vendent jusqu’au Japon ou à Chicago... Cela fait 10 ans qu’Anne-Marie Herckes fait ce métier, et elle arrive à peine à en vivre, son revenu après impôts et cotisations sociales se situant souvent juste au-dessus du salaire social minimum. Quand elle a débuté, elle a essayé d’obtenir le statut d’artiste, mais le ministère de la Culture a refusé sa demande sous prétexte qu’elle n’avait pas encore d’expérience. Alors elle a pris le statut de travailleur intellectuel indépendant, avec ses charges sociales élevées – elle doit payer la part patronale et la part salariale – «et je n’ai plus jamais eu le temps de m’en occuper». Le Land fait le point sur les professionnels souvent précarisés de l’industrie créative que viennent de découvrir les ministères du Travail et de l’Économie, socialistes, aux dépens de celui de la Culture, libéral.

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