Spaceresources.lu survivra au 14 octobre prochain

29 Juin 2018 Par Jean-Michel Hennebert
Quelle que soit la composition du futur gouvernement, l’initiative Spaceresources.lu sera poursuivie par le successeur d’Étienne Schneider.
(Photo: Maison Moderne)

Le choix des électeurs sur la composition de la prochaine coalition gouvernementale ne remettra pas en cause l’initiative vouée à exploiter les ressources spatiales, les quatre principaux partis s’accordant sur la nécessité de poursuivre «ce projet ambitieux».

Lancée en février 2016 par Étienne Schneider (LSAP), ministre de l’Économie, l’initiative Spaceresources.lu se poursuivra, quelle que soit la composition du futur gouvernement. Si l’idée avait fait sourire certains, force est de constater que deux ans et demi plus tard, les choses ont bien changé.

De pays reconnu pour son secteur spatial, principalement en lien avec le succès de SES, il a peu à peu su devenir une référence dans le «new space», au point notamment d’être – pour un jour par an – la capitale mondiale du secteur via l’accueil de l’Asteroid Day, journée mondiale consacrée à l’étude de ces objets célestes et de leur impact sur l’humanité.

Le CSV a toujours été en faveur de cette idée.

Laurent Mosar, député CSV

Et cette nouvelle donne ne devrait pas changer de sitôt, à en croire les positions officielles des principaux partis représentés à la Chambre. Vu aussi bien par le LSAP, le DP, Déi Gréng, mais aussi le CSV comme «un projet ambitieux», le projet sera poursuivi par le prochain locataire du ministère de l’Économie. À quelques nuances près toutefois par rapport aux plans actuels, en fonction des sensibilités.

«Le CSV a toujours été en faveur de cette idée, mais nous souhaitons la poursuivre en y incluant notamment la blockchain et en faisant ratifier notre cadre légal, non par les Nations unies comme le souhaite Étienne Schneider, mais par l’OCDE», plaide Laurent Mosar. Pour Gérard Anzia (Déi Gréng), le «rôle de précurseur qu’est parvenu à jouer le Luxembourg doit être poursuivi» en utilisant les revenus qui devraient être générés par cette nouvelle activité «dans la recherche scientifique effectuée par les agences spatiales nationales dont le financement public peine à suivre».

Le futur gouvernement serait fou de ne pas continuer.

Étienne Schneider, ministre de l’Économie

Le DP, de son côté, réaffirme son attachement au projet en n’hésitant pas à le qualifier de «grand projet qui apportera de grands bénéfices» à l’économie nationale. «Cette initiative va non seulement permettre le développement de nouvelles technologies, mais aussi asseoir la position du Luxembourg dans le secteur», estime André Bauler.

Pour celui qui l’incarne l’idée aux quatre coins du globe, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie et tête de liste nationale LSAP, le futur gouvernement, «peu importe sa constellation politique, serait fou de ne pas continuer à appliquer notre stratégie» qui génèrerait «près de 2% du PIB, ce qui est le taux plus élevé en Europe».

En novembre dernier, le ministre socialiste avait indiqué lors d’une conférence tenue au Texas que le secteur spatial luxembourgeois pouvait «atteindre 5% du PIB», mais dans un horizon compris «entre 10 et 15 ans». À ce jour, une quarantaine d’entreprises sont actives au Grand-Duché, employant quelque 1.000 personnes.

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