Sérgio Ferreira (Asti) remet les points sur les i

25 Juillet 2017 Par Paperjam.lu
Sérgio Ferreira
Sérgio Ferreira défend la volonté de l’Asti «de promouvoir le meilleur vivre-ensemble au Luxembourg.»
(Photo: www.asti.lu)

À la suite de la publication d’une carte blanche rédigée par le vice-président du Conseil national pour étrangers, le porte-parole de l’Association de soutien aux travailleurs immigrés a tenu à remettre certaines choses au point.

Suite à la publication d’une carte blanche rédigée par le vice-président du Conseil national pour étrangers (CNE) Pedro Castilho et publiée sur Paperjam.lu le 21 juillet dernier, Sérgio Ferreira, porte-parole de l’Association de soutien aux travailleurs immigrés (Asti) directement mis en cause, n’a pas tardé à réagir.

Dans un document adressé à la rédaction de Paperjam, mais également publié sur le site internet de l’ASBL, M. Ferreira reproche principalement à M. Castilho de lui attribuer à tort la paternité de déclarations et d’affirmations précédemment publiées dans un article également publié sur Paperjam.lu deux jours plus tôt.

«Il est incompréhensible que Monsieur Castilho, connu et reconnu comme expert en communication, ne sache pas distinguer ce que sont des analyses de la journaliste qui a écrit l’article et des citations clairement identifiées», écrit ainsi Sérgio Ferreira. Rappelant que l’Asti est l’une des associations électrices du CNE alors que M. Castilho, en tant que représentant de la société civile, est un membre effectif désigné (et donc non élu) par le ministère de tutelle, en l’occurrence le ministère de la Famille, de l'Intégration et à la Grande Région, M. Ferreira réfute donc les affirmations du vice-président du CNE.

Conclusions abusives

Sérgio Ferreira explique qu’«il est ainsi faux, comme l’affirme Monsieur Castilho, que le porte-parole de l’Asti:

1. ‘prétend que le mandat du CNE démarré en 2012 et qui s’achève cette année n’aurait rien fait et que ce serait de la faute du président qui n’a ni la légitimité ni la capacité de fédérer, nécessaires à une telle fonction’;

2. ‘relaie un ouï-dire, qui est incomplet et imprécis et qui somme toute n’apporte aucune solution aux problèmes qu’il semble avoir identifiés au sein du CNE actuel et qu’il espère qu’un simple changement d’équipe pourra solutionner’;

3. ‘insinue que le président serait illégitime de par le mode de scrutin et incompétent au moment de fédérer les membres du CNE.’»

Et le porte-parole de l’Asti de poursuivre: «Monsieur Castilho conclut donc tout à fait abusivement que ‘les propos du porte-parole de l’Asti sont offensants pour ceux qui au cours des cinq dernières années se sont assis autour de la table pour faire avancer les dossiers, pour rédiger des avis, pour essayer de limer les aspérités au sein du CNE’, puisque cette conclusion est basée sur des affirmations qui ne peuvent pas être attribuées au porte-parole de l’Asti.»

L’intérêt commun doit primer

Retournant à M. Castilho son reproche de relayer «un ouï-dire, qui est incomplet et imprécis», M. Ferreira rappelle le travail de terrain réalisé depuis près de 40 années par l’Asti, «souvent en partenariat avec de nombreuses autres associations», preuve, selon lui, de «la volonté de l’Asti de promouvoir le meilleur vivre-ensemble au Luxembourg.»

Souhaitant que la polémique prenne ainsi fin, le porte-parole de l’Asti rejoint tout de même le vice-président du CNE dans une analyse générale de la situation: «Nous pensons que les intérêts des étrangers à Luxembourg sont plus importants que les querelles qui peuvent diviser les individus. Parce que nous pensons que les différents qui opposent les membres dans une institution ne doivent pas empêcher celle-ci de fonctionner. L’intérêt commun prime sur les egos personnels.»

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