Quelle place pour les contenus luxembourgeois?

18 Mai 2017 Par Paperjam.lu
Land
Le Land revient notamment sur les soupçons de fraude dont le groupe Jost est accusé.
(Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, retour sur les contenus luxembourgeois, les soupçons de fraude du groupe Jost et Luxtrust.

Un an après l’affaire Drescher/Lunghi, la question de fond que l’artiste avait voulu poser reste: est-ce qu’il faut une galerie d’art luxembourgeois ou est-ce que les musées existants doivent mieux intégrer les artistes autochtones dans leurs programmes et collections? Est-ce que les institutions muséales et les médias luxembourgeois doivent consacrer plus d’attention aux artistes grand-ducaux, les mettre sous perfusion en quelque sorte, parce que personne d’autre ne le fait, ou, au contraire, doivent-ils appliquer les mêmes critères de qualité et leur ligne esthétique à tous, Luxembourgeois ou étrangers? Si elle n’est pas discutée en public, la question traverse toutefois tous les débats sur les musées et l’art en général en ce moment.

Pour son supplément Musées de 20 pages, distribué avec l’édition 20/17, le Lëtzebuerger Land a essayé de cerner le sujet par une multitude d’articles: quel est le rôle des musées en ces temps de populisme et de repli identitaire? Faut-il donner suite aux revendications de protectionnisme, ou, au contraire, plaider pour l’ouverture et l’inscription courageuse dans un monde globalisé? Le sujet occupe les musées du monde entier. Si, au Luxembourg, plusieurs musées achèvent (Lëtzebuerg City Museum, Natur Musée) ou entament (Musée national de la résistance) une restauration, ils s’interrogent aussi sur le public auquel ils s’adressent. Et le Land a enquêté sur les collections publiques d’art national, qui restent encore assez peu connues, interrogé les responsables sur leur politique d’achat et découvert que, en fait, ces discussions sur la place des Luxembourgeois dans les musées sont récurrentes depuis au moins un siècle. 

De Karl Kralowetz à Roland Jost

Le jeudi 4 mai, le Premier ministre Xavier Bettel (DP) visitait Weiswampach pour y appuyer son camarade de parti, Henri Rinnen. Maire depuis 1995, Rinnen a fait de sa commune un des principaux points de chute pour le capital belge grâce à une approche laxiste dans l’attribution de permis de construire. Xavier Bettel postait des photos de sa visite sur son compte Twitter avec le commentaire: «La commune de Weiswampach est un bon exemple pour un développement dynamique de l’espace rural où les gens peuvent travailler là où ils vivent.» Le lundi 8 mai 2017, à l’aube, les locaux de Jost Group, un des principaux employeurs de la commune de Weiswampach, furent perquisitionnés. Le Land livre une analyse du pavillon routier luxembourgeois, de ses scandales à répétition et des tentatives de régulation et de surveillance.

Service de confiance

Lorsque Luxtrust a annoncé ses résultats pour l’année 2016 la semaine dernière, la société mi-publique mi-privée énumérait fièrement les records: meilleur chiffre d’affaires, grande croissance au niveau des utilisateurs. 2016 a été une année cruciale pour la stratégie de déploiement international, faisait savoir Luxtrust. Or il serait bien erroné de croire que les bons chiffres résultent d’une expansion européenne, car jusque-là ce sont les clients de banques luxembourgeoises, forcés par les instituts de crédit à utiliser les fameux token pour les transactions en ligne, qui font augmenter les chiffres de Luxtrust. Depuis la mise en œuvre de cette stratégie, communiquée par le ministre de l’Économie Étienne Schneider (LSAP), Luxtrust, qui dans les années précédentes avait accumulé des millions d’euros de pertes, a commencé à enregistrer des bénéfices.

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