Plaisir de travailler et performance, paradoxe?

20 Avril 2018 Par The Recruiter Box
Nicolas Hurlin et Marilyn Colas Hurlin, cofondateurs de The Recruiter Box.
Nicolas Hurlin et Marilyn Colas Hurlin, cofondateurs de The Recruiter Box.
(Photo : The Recruiter Box)

C’est la satisfaction qui génère la performance – bien plus que l’inverse, nous révèlent des études récentes. Dès lors se pose une question essentielle: sur quoi agir? Environnement de travail, bien-être, flexibilité, restauration haut de gamme, espaces de détente et jeux… et si cela ne suffisait pas?

L’avancée dans son travail

Boucler un dossier, atteindre un objectif ou franchir une étape d’un projet sont autant d’exemples qui illustrent notre quotidien professionnel et qui contribuent au plaisir du travail accompli. En revanche, rien n’est plus démotivant que de constater le statu quo d’un dossier lié à un environnement inerte ou un manque de disponibilité du management. Si le gain de performance s’observe dans le premier cas, le second démontre l’importance du rôle du manager de proximité. Sa capacité à épauler les membres de son équipe et à agir en coach génère de la satisfaction et de la performance pour l’entreprise.

Se garder de démotiver

Il faut en moyenne trois feed-back positifs pour compenser, au plan émotionnel, l’impact d’un feed-back négatif. L’effet sur la motivation, sur l’humeur, la capacité à continuer la journée de travail et à assumer ses responsabilités est indéniable du côté du collaborateur. Pour le manager direct comme pour le dirigeant, repenser son mode de communication mais aussi contrôler ses propres émotions est essentiel pour éviter les écueils de la démotivation.

L’art du bonheur au quotidien

Qui n’a jamais rêvé de plénitude, de sérénité et de satisfaction au travail? Cet état agréable et équilibré de l’esprit et du corps, où la souffrance, le stress, l’inquiétude et le trouble sont absents... Utopie ou réalité? Si la notion de bonheur est propre à chacun, il est toutefois plus simple de préserver la satisfaction d’un collaborateur – résultant de l’avancée de son travail – que de chercher des leviers pour le motiver. Ainsi, il pourrait être intéressant de veiller à minimiser les difficultés qui en permettent le bon avancement. Lever les obstacles à l’action pourrait être le credo des dirigeants et des managers directs, lesquels donneront à leurs collaborateurs le soutien nécessaire pour être efficaces et performants.

Quid de la posture à adopter?

Si le contrôle est un appui à l’identification et à la résolution des difficultés, il est important de ne pas tomber dans l’excès, avec comme résultat pour le collaborateur d’être dépossédé de ses responsabilités. La tentation d’identifier l’auteur d’une erreur et de sanctionner aura pour effet que chacun se sentira à risque, avec la peur de prendre des initiatives.

Afficher ses priorités… mais en changer régulièrement ou agir selon d’autres, priver ses collaborateurs de pouvoir apprécier l’aboutissement de leurs travaux ou encore laisser penser à certains que leur travail n’a pas d’importance sont autant d’exemples et de situations qui peuvent «tuer le sens» du travail accompli. Avec pour conséquence l’insatisfaction, entraînant la démotivation et la non-performance. 

Miser sur le management de proximité

«On rejoint une entreprise et on quitte un manager». Tout est dit… Le supérieur hiérarchique a un impact déterminant sur le plaisir pris à travailler. Souvent noyé sous les tâches administratives, les reportings et les réunions, la présence sur le terrain auprès de ses équipes est délaissée par le manager. Ajouter aux KPI «le temps dédié aux équipes» pourrait être une première action de l’entreprise dans l’appréciation d’autres mesures de la performance.

Back to basics

L’enchère des conditions de travail les plus extravagantes ou les plus confortables pour obtenir la performance des collaborateurs doit se terminer au profit d’autre chose. Un cadre de travail agréable est important, certes; mais une ambiance de travail exécrable – même dans le plus beau des bureaux – fera fuir le plus courageux des collaborateurs. L’essentiel est ailleurs. Se sentir bien dans son travail passe par le fait de franchir des étapes et d’obtenir des résultats.  

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