Nouvelle(s) signature(s) en vue pour le secteur spatial

11 Octobre 2018 Par Jean-Michel Hennebert
En plus de la République tchèque, un nouveau pays d’Europe de l’Est devrait signer un accord de coopération lié à l’initiative Spaceresources.lu d’ici la fin de la semaine.
(Photo: Matic Zorman / archives)

Si le Luxembourg et la République tchèque ont conclu, mercredi, une coopération dans le cadre de l’initiative Spaceresources.lu, au moins un autre accord avec un pays de l’UE doit intervenir d’ici la fin de semaine. D’autres sociétés pourraient aussi venir se greffer.

L’idée luxembourgeoise d’exploiter les ressources spatiales continue de susciter les convoitises. Après la Russie, la Chine, le Japon, les Émirats arabes, le Portugal ou bien encore l’Agence spatiale européenne, la République tchèque est le dernier pays en date à avoir conclu un «memorandum of understanding» avec le Grand-Duché. Objectif officiel: «échanger régulièrement leurs points de vue sur les aspects économiques, juridiques, réglementaires et technologiques de l’utilisation commerciale de l’espace».

Selon les informations de Paperjam, cette signature officielle, survenue mercredi, ne devrait pas être la seule, puisqu’un autre pays européen, également issu de l’ancien bloc soviétique, devrait lui aussi signer un accord similaire d’ici la fin de la semaine. De quoi permettre au Grand-Duché de bénéficier d’un poids supérieur dans les discussions en cours au niveau international pour modifier la législation en cours, basée sur le traité international de 1967. Un début de consensus semble d’ailleurs avoir été trouvé, puisque les experts s’accordent désormais sur la taille maximale des objets célestes à cibler pour leur exploitation.

Emplois multipliés par sept «d’ici deux ans» 

À noter enfin que plusieurs entreprises actives dans le secteur spatial, déjà implantées au Luxembourg, pourraient prochainement intégrer l’initiative Spaceresources.lu. Il s’agit d’Aistech Space, spécialisée dans la fourniture de données terrestres via un réseau de nanosatellites, RSS-Hydro, active dans l’analyse des données hydrologiques depuis l’espace, SkyfloX, qui fournit des données satellitaires pour les compagnies aériennes, Sparc Industries, spécialisée dans la propulsion de satellite, OQ Technology, tournée vers l’internet des objets, Maana Electric, qui ambitionne de fournir des services publics «partout dans le système solaire», AdwäisEO, spécialisée dans la gestion de données, au même titre que Databourg Systems.

Toutes figurent dans la liste des entreprises attirées par l’écosystème luxembourgeois. Une liste qui compterait, selon les propos d’Étienne Schneider (LSAP), ministre de l’Économie, «150 entreprises et centres de recherche». À ce jour, l’initiative Spaceresources.lu regroupe une vingtaine de sociétés qui emploie quelque 70 personnes. Selon les données avancées par l’actuel vice-Premier ministre, ce chiffre devrait atteindre «500 d’ici deux ans».

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