Nouvelle guerre de communiqués entre Lux et Becca

15 Décembre 2017 Par Camille Frati
Lotus
L’aventure Lotus F1 Team n’aura duré que trois ans avant la reprise de l’écurie par Renault.
(Photo : Wikimedia commons)

La perquisition menée mercredi dans les locaux de Gravity Sport Management à Howald a donné lieu à une nouvelle passe d’armes entre les frères ennemis.

Eric Lux et Flavio Becca continuent de se déchirer par communiqués et actions judiciaires interposés. Dernier épisode en date: la perquisition intervenue mercredi chez Gravity Sport Management, qui gérait les carrières des pilotes de F1 de l'écurie Lotus appartenant à Genii Capital (Eric Lux et Gerard Lopez). Une société placée en liquidation en avril 2015 et détenue pour un tiers par Promobe, société de Flavio Becca, et pour deux tiers par Gerard Lopez et Eric Lux. Ces deux derniers sont en conflit avec Flavio Becca et se disputent devant les tribunaux depuis deux ans.

Comme dans le dossier judiciaire lié au fonds d’investissement Olos, les anciens partenaires pratiquent le ping-pong de communiqués. Eric Lux indiquait ainsi mercredi soir que la perquisition «a été menée à bon terme. Les personnes en charge de la liquidation ont pleinement collaboré avec la justice aux fins de la manifestation de la vérité.» Il ajoutait que, selon un jugement du tribunal d’arrondissement en matière commerciale du 21 décembre 2016, «la liquidation [va] de bon train [et qu’] aucune faute dolosive ou violation de statuts n’[est] reprochable aux liquidateurs à ce sujet» et que «la preuve d’une mauvaise foi des liquidateurs, respectivement, qu’ils auraient agi dans leur seul intérêt personnel, n’est pas rapportée».

Un communiqué auquel Promobe Finance, vaisseau amiral de Flavio Becca, a prestement répondu le lendemain à Eric Lux et Gerard Lopez. «Le jugement du 22 décembre 2016 n’a absolument pas validé leur gestion plus que douteuse en tant qu’administrateurs et liquidateurs de Gravity Sport Management SA. Les questions soulevées par Promobe Finance SPF restent entières: le tribunal a seulement considéré qu’il ne disposait pas d’assez de preuves pour juger qu’il y avait eu gestion frauduleuse», rétorque Promobe Finance, qui a interjeté appel. La société estime d’ailleurs que la perquisition de mercredi «confirme [ses] explications: un juge d’instruction a, en effet, considéré qu’il existait des indices de fraude suffisamment graves dans le dossier pour ordonner une mesure aussi grave qu’une perquisition.»

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