«No business as tobacco business’»

29 Novembre 2017 Par Thierry Raizer
Jan Vandenneucker
Jan Vandenneucker affirme qu’avec les récents investissements consentis, Heintz Van Landewyck se dirige «vers une solution dynamique, flexible et unique dans le milieu».
(Photo: Sébastien Goossens)

Jan Vandenneucker veut s’inscrire dans la tradition des fondateurs de Heintz Van Landewyck pour faire en sorte que le groupe de 170 ans puisse exister face aux multinationales du tabac.

Nous sommes le plus petit parmi les grands, le plus grand parmi les petits. Jan Vandenneucker a fait sien l’adage d’Heintz Van Landewyck (HVL), le groupe dont il a pris les rênes le 1er juillet dernier. Le Belge a travaillé auparavant pour le groupe Imperial Tobacco en Autriche et Cinta en Belgique qui fut propriétaire notamment de feu les cigarettes Bastos. Ses dernières expériences en date furent dans la logistique chez Bpost avant de rejoindre le groupe HVL pour en diriger la filiale grossiste: Fixmer au Luxembourg et Lyfra en Belgique. «Je connais la culture de l’entreprise qui est typique d’une structure familiale. C’est motivant de savoir que les actionnaires ont une vue sur long terme, contrairement aux sociétés cotées en bourse», estime Jan Vandenneucker qui en veut pour exemple la construction de la nouvelle usine dans la Nordstad qui s’étendra sur 36.000m2, pour un investissement de quelque 60 millions d’euros.

Début des opérations sur place fin 2018 pour un fonctionnement total d’ici 2020. «Nous sommes un groupe qui a déjà beaucoup investi durant les dernières années dans des modèles de chaînes de production dernier cri, il ne faut pas croire que notre usine est un musée! Nous avons aussi repensé notre système de warehousing à l’occasion de ce déménagement. Nous nous dirigeons vers une solution dynamique, flexible et unique dans le milieu», promet Jan Vandenneucker. Le joueur de niche mise notamment sur une gestion des stocks optimisée pour répondre aux besoins des clients.

Modernisé, le site emploiera-t-il toujours autant de personnel? «Dire qu’il n’y aura pas d’impact serait mentir. Nous essayerons de ménager au mieux les choses, sachant que nous avons beaucoup d’ancienneté parmi notre personnel. Nous tablons beaucoup sur les pensions et les prépensions pour avoir une transition aussi fluide que possible.» Les ajustements se feront aussi en fonction de la production pour «limiter les conséquences sociales et s’il y en a, l’employeur assumera son rôle». Les premiers plans prévoient d’employer 300 personnes contre 370 actuellement (les services administratifs resteront à Hollerich).

Dans le même temps, le CEO veut poursuivre une croissance avec des produits qui n’ont pas bonne presse pour des raisons de santé et un nombre de consommateurs qui diminue. «Nous nous devons de rester très attentifs à tout ce qui touche de près ou de loin à l’acte de fumer. Nous sommes occupés à tester le marché au niveau de la cigarette électronique qui est loin d’être sur arrivé à maturité.» Pour naviguer dans ce contexte, le paquebot HVL entend maintenir certaines spécificités comme son imprimerie, Novaprint, qui emploie une quarantaine de personnes dédiées au packaging des produits de HVL. «C’est un métier dans lequel nous investissons, car il fait partie de notre chaine de valeur.» Un outil qui «pourrait commercialiser une partie de ses activités. Il n’est pas exclu de mettre à profit nos outils pour les besoins d’autres sociétés.» L’expédition et le métier de grossiste demeurent donc aussi assurés en interne par son grossiste et distributeur de produits «annexes» que sont les boissons – alcoolisées ou non – et snack que l’on peut trouver en stations-services. C’est l’ancien de Lagardère Travel Retail, Guillaume Beuscart, qui vient d’en prendre la direction.

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