Moisson de candidatures de bon augure

08 Juin 2017 Par Thierry Raizer
La 2e édition récompensera un talent féminin dans les fintech.
La 2e édition récompensera un talent féminin dans les fintech.
(Photo: Anna Katina/Archives)

Les candidatures à la 2e édition des Fintech Awards bouclées, les organisateurs annoncent un intérêt en hausse. Place au travail du jury pour départager des dossiers toujours plus internationaux.

Qui succédera à Governance.io en tant que «start-up fintech de l’année»? Les spécialistes et les acteurs du secteur financier à l’affût d’un nouveau modèle, d’un outil innovant, ou tout simplement d’un partenaire, devront patienter jusqu’au 28  juin. C’est en effet à cette date que seront connus les lauréats des 2es Fintech Awards, dans le contexte de KPMG Plage.

La première phase du concours – le dépôt des candidatures – a été clôturée le 1er mai dernier. Pour la Luxembourg House of Fintech et KPMG Luxembourg  – les deux organisateurs –, le cru s’annonce «exceptionnel». Plus de 160 candidatures issues de 46 pays différents ont été reçues, soit près du double par rapport à la première année, avec 20 pays représentés. «Cela confirme l’attractivité et la notoriété du Grand-Duché en termes de fintech et, plus globalement, d’innovation», ajoutent-ils.

«Nous sommes très heureux de voir que le succès est à nouveau au rendez-vous», déclare Georges Bock, associé de KPMG, tax leader du cabinet, et l’un des moteurs du concours. «La portée des Awards devient de plus en plus internationale, 22 candidats viennent de Grande-Bretagne, 18 viennent de France, et puis, nous voyons des challengers qui sont originaires d’Inde, d’Israël et de Chine.» Une moisson attribuée à la promotion effectuée autour du concours, ainsi qu’au réseautage utilisé via les partenaires: Digital Lëtzebuerg, le Luxembourg ICT Cluster, Luxinnovation et Maison Moderne.

Diversité des secteurs

Si l’origine des candidats représente un panel intéressant de la planète fintech, la diversité de leurs activités est à noter: le secteur des paiements (27 candidats), le domaine du big data/data analytics (21), les services bancaires (21), les regtech (19), l’insurtech (8), le domaine de l’investment management (21), l’activité lending (9) et la blockchain (5).

«La plupart des candidats ont une maturité de deux à quatre ans, à dater de leur année d’incorporation. C’est exactement ce type de candidats qui a besoin, à un moment ou à un autre, de se mesurer à d’autres et de se faire connaître sur la scène fintech», commente Pascal Denis, associé de KPMG. Il endossera à nouveau le rôle de président du jury des Fintech Awards, et aura la lourde tâche, avec les autres membres, de départager les candidats lors de la demi-finale et de la finale, qui auront lieu successivement durant la même journée.

Les dames aussi

Nouveauté cette année, les organisateurs ont souhaité mettre les talents féminins à l’honneur et encourager les femmes à s’intéresser aux fintech. C’est ainsi qu’un nouveau prix consacré aux femmes a été lancé dans le contexte du dépôt des candidatures. Les organisateurs parlent également d’un «franc succès auprès des entrepreneuses féminines».

«Lorsque nous avons pris la décision de sponsoriser le prix ‘Women in Fintech’, nous étions déjà persuadés que l’engouement serait là. C’est formidable de constater que les femmes occupent des positions de plus en plus senior dans le monde des fintech», lance Nasir Zubairi, CEO de la Lhoft. Le phare fintech du pays veut, par cette initiative, «continuer à promouvoir les femmes dans les fintech, car nous avons besoin de plus de diversité». Les organisateurs ne cachent pas leur impatience d’ici au 28 juin pour découvrir les pitchs des jeunes pousses à la croisée de la finance et des technologies. Dans les prochains jours, ils dévoileront les noms des membres du jury qui correspondront à cette intersection des deux mondes.

Infos: www.fintechawards.lu

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