«Moi, je ne suis pas le patron»

07 Septembre 2017 Par Paperjam.lu
Lëtzebuerger Land
Le modèle de gouvernance de l’Uni, expliqué avec Yves Elsen, président du conseil de gouvernance de l’Université.
(Photo: Lëtzebuerger Land)

Chaque jeudi, Paperjam.lu vous fait découvrir les grands titres qui font l’actualité du Lëtzebuerger Land, à paraître dans les kiosques dès vendredi. Cette semaine, entretien avec le président du conseil de gouvernance de l’Uni pour parler du modèle de gestion de l’Université, les relations des politiques avec leurs homologues des pays voisins et la question des «villes satellites».

Dans un entretien accordé au Lëtzebuerger Land, Yves Elsen, président du conseil de gouvernance de l’Université du Luxembourg, parle du modèle de gestion de l’Uni.lu et du rôle assumé par son board; de la crise interne et de sa résolution ainsi que des perspectives stratégiques pour les années à venir. Pour Yves Elsen, qui fut également président du Fonds national de la recherche jusqu’en juillet 2016, le modèle «anglo-saxon» reste le plus adapté aux besoins de l’Uni.lu «encore très jeune». Cependant, insiste-t-il, le patron, ce n’est pas le président du conseil, mais le recteur, et les deux organes se trouvent dans un système de «checks and balances» avec d’autres instances de l’université. Une université étant «une institution très particulière, dont la première mission est la génération et la transmission des connaissances». Elle est également un lieu «où créativité et management se trouvent en contradiction». Dans le prochain plan quadriennal, l’Université précisera également ses choix stratégiques, annonce Yves Elsen dans le Land de cette semaine.

Bon voisinage

Pour augmenter leur influence diplomatique, les membres du gouvernement cherchent souvent à tisser des liens personnels et même privés avec leurs homologues des pays voisins. Le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn (LSAP), qui vient d’assister au débat électoral entre la chancelière et le candidat social-démocrate, est passé maître dans cet art. Il se sent plutôt responsable pour l’Allemagne et les ministres SPD. Quelques semaines après son investiture comme candidat du CSV, Claude Wiseler est, lui, allé à Berlin pour se présenter en tant que possible prochain Premier ministre à la chancelière chrétien-démocrate. Mais une année électorale à l’étranger provoque souvent une recomposition de ces alliances. Elle a permis à Xavier Bettel (DP) de se mettre en scène la semaine dernière à Senningen avec le président français, Emmanuel Macron, et le Premier ministre belge, Charles Michel, pour donner l’image d’un boys band de libéraux jeunes et dynamiques.

Villes satellites 

L’urbanisation du Ban de Gasperich, nouvelle entrée en ville en venant du sud, est un projet symptomatique pour la politique libérale. Elle est problématique d’un point de vue non seulement esthétique, mais aussi idéologique. Parce que ce nouveau quartier est la preuve de la démission des pouvoirs publics dans la conception de la ville comme espace de vie commune. En outre, la financiarisation de la ville, où le politique fait place au commercial, a aussi des implications problématiques sur la participation au pouvoir décisionnel, qui amplifie le déficit démocratique dont souffre le Luxembourg en général, et la capitale en particulier.

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