Maison Moderne se réinvente encore

02 Mars 2017 Par Jean-Michel Gaudron
Gouvernance
Alors que Maison Moderne accueille son 100e collaborateur, elle annonce un renouvellement de son leadership.
(Photo: Maison Moderne)

Pour accélérer son développement, l’entreprise média se donne les moyens pour déployer sa stratégie 2020. Mike Koedinger, son fondateur et CEO, prépare sa succession afin de mieux se consacrer aux développements de la société à l’international.

En créant un conseil d’administration en janvier 2014, l’entreprise média Maison Moderne (éditrice, entre autres, de Paperjam) avait déjà franchi une étape importante dans la mise en place d’une organisation efficiente, avec l’apport de deux membres externes (Jean-Claude Bintz à la présidence et Daniel Schneider). Une façon, déjà, de se réinventer alors que la société allait fêter son 20e anniversaire.

Trois ans plus tard, une autre étape est franchie, à l’heure où Maison Moderne s’apprête à accueillir son 100e collaborateur. L’entreprise lance en effet un processus de recrutement pour le poste de CEO et le fait savoir publiquement. «Nous avons choisi d’officialiser notre évolution en toute transparence», indique Jean-Claude Bintz qui, au terme de son premier mandat de trois ans en tant que président du conseil d’administration, cédera ainsi en juin prochain sa place à… Mike Koedinger. Le fondateur et actuel CEO pourra ainsi mener à bien la réflexion de l’internationalisation de la PME luxembourgeoise.

«Nous sommes en avance sur notre projet de croissance», se félicite M. Bintz. Si l’entreprise média connaît une belle évolution depuis une dizaine d’années, «c’est aussi grâce à la mise en place de l’actuel conseil d’administration en 2014, ce qui a permis à l’entreprise de vraiment décoller», précise Mike Koedinger.

Nous voulons contribuer à la modernisation du Luxembourg et de son changement sociétal.

Mike Koedinger, CEO de Maison Moderne

Ce changement qui se profile se fait cependant dans une parfaite continuité, puisque Jean-Claude Bintz deviendra vice-président du conseil d’administration de Maison Moderne et que le reste du conseil restera inchangé. On y trouve, aux côtés de l’entrepreneur Daniel Schneider, trois des associés dirigeants de l’entreprise: Francis Gasparotto (directeur de la régie), Guido Kröger (directeur du studio graphique) et Etienne Velasti (directeur administratif et financier). «Nous souhaitons accélérer le développement avec, en priorité, les activités en digital, native et live», explique Mike Koedinger. «De par notre position particulière de première entreprise média indépendante du Luxembourg, nous voulons également garantir à nos lecteurs l’accès à une information de qualité, avec une analyse pertinente des enjeux économiques, politiques et sociaux. Et, ainsi, contribuer à la modernisation du Luxembourg et de son changement sociétal.»

D’un point de vue pratique, il n’y a aucune urgence, tout étant dans le principe d’anticipation. «Le futur CEO arrivera avant la fin de cette année, et il y aura une phase de transition jusqu’en 2018», précise Daniel Schneider. «Maison Moderne sera réinventée pour son 25e anniversaire en 2019.»

À son arrivée, le nouveau dirigeant trouvera une PME dans un état impeccable: chaque marque média occupe une place de leader incontesté dans son segment, le chiffre d’affaires est en croissance permanente (il a été de 11 millions d’euros pour 2016) et avec un rendement «élevé pour le secteur», comme le précise M. Koedinger. Ces chiffres ne tiennent pas compte de l’agence digitale Nvision, dont Maison Moderne est devenue actionnaire minoritaire en 2016.

Plus rien à faire, alors, pour le futur dirigeant? «Oh si!» rassure M. Bintz. «Il s’agira de renforcer l’organisation générale de l’entreprise et de réussir sa transformation digitale. Nous voulons aussi devenir un employeur de référence dans le secteur de la communication et de la presse, aussi bien au Luxembourg que dans la Grande Région. Et finalement, nous cherchons à optimiser le retour sur investissement de nos clients, membres et annonceurs.»

Maison Moderne en six chiffres

1994   Année de fondation
11 millions   Le chiffre d’affaires en 2016
100   Le nombre de collaborateurs
4   Le nombre de business lines (édition, agence, régie et business club)
+ de 100.000   Le nombre de lecteurs pour la marque Paperjam
850   Le nombre d’entreprises membres du Paperjam Club

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