L’ITM a fait son travail

13 Juin 2017 Par Frédéric Antzorn
Jost Group
Pour le ministre Nicolas Schmit, le travail effectué par l’ITM dans le dossier Jost ne peut être remis en cause.
(Photo: DR)

Relayées par le député André Bauler, les critiques formulées par le LCGB à l’encontre de l’Inspection du travail et des mines (ITM) quant aux contrôles visant le groupe Jost ont été balayées d’un revers de la main par le ministre du Travail, Nicolas Schmit.

L’Inspection du travail et des mines (ITM) a bien assuré sa mission de contrôle des conditions de travail des salariés du groupe Jost, a indiqué ce jeudi le ministre du Travail, Nicolas Schmit (LSAP), dans une réponse parlementaire adressée au député André Bauler (DP) qui, relayant le LCGB, évoquait de «cruelles failles» dans ces contrôles.

Concernant ce dossier de vaste fraude salariale actuellement instruit par le Parquet de Diekirch et le Parquet fédéral belge, Nicolas Schmit souligne que l’ITM a été averti le 11 mai dernier – par le syndicat – de plaintes multiples émanant de salariés du groupe Jost quant à leurs conditions de travail qui ont donné lieu, après plusieurs échanges avec les représentants de la société, à un procès-verbal adressé le 27 mai au procureur d’État en vue d’éventuelles poursuites pénales à l’encontre des responsables du groupe.

Contrôles multisectoriels

L’ITM étant accusée également de concentrer davantage ses contrôles sur les secteurs de la construction, de l’horeca et de la logistique, le ministre du Travail a une nouvelle fois pris sa défense en indiquant que les contrôles qu’elle menait visaient tous les secteurs économiques et qu’ils ne se limitaient pas à combattre le seul dumping social.

«Ils sont exécutés afin de faire respecter toutes les dispositions relatives aux conditions de travail et celles relatives à la santé et à la sécurité qui relèvent des compétences de l’ITM», assure Nicolas Schmit.

Selon lui, ces contrôles sont menés par le service «Inspections, contrôle et enquêtes», qui compte actuellement 15 membres de l’inspectorat du travail qui ont pour mission de mener des enquêtes en entreprise ou d’effectuer des contrôles sur un lieu de travail suite à la communication d’une plainte en matière de conditions de travail, de sécurité et de santé.

Une instruction toujours en cours

Pour rappel, l’affaire Jost avait débuté le 9 mai après des perquisitions, en Belgique et au Luxembourg, menées sur les sites du groupe Jost et qui avaient conduit à l’arrestation de trois responsables de l’entreprise de transport, dont celle de son patron Roland Jost.

Incarcéré en Belgique, il a été libéré sous conditions le 17 mai. Il est toujours sous le coup de neuf chefs d’accusation, dont celui notamment de diriger une organisation criminelle.

Pour préparer sa défense pendant que l’instruction se poursuit, Roland Jost a temporairement été remplacé à la tête du groupe par Éric Demonty, qui a été nommé administrateur délégué.

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