Les mises en garde de la CGFP au gouvernement

11 Décembre 2018 Par Paperjam.lu
Pour Romain Wolff, président de la CGFP, la prudence reste de mise face au programme de la nouvelle coalition gouvernementale.

Cinq jours après l’assermentation de la nouvelle coalition, le syndicat de la fonction publique organisait lundi soir sa 52e conférence des comités. L’occasion pour l’organisation syndicale d’évoquer les «défis» qui attendent les fonctionnaires.

Hasard du calendrier. En organisant lundi soir sa 52e conférence des comités, réunion des dirigeants de chaque syndicat affilié, la CGFP aura été la première à s’exprimer sur le programme de coalition du nouveau gouvernement. Fidèle à son habitude, Romain Wolff, président de la CGFP, s’est montré prudent quant aux répercussions potentielles des annonces réalisées. Un message entendu par les quelque 400 personnes réunies.

Dans le viseur, les répercussions de la suppression de la classe d’impôt 1A, présentée à la fois comme «un pas dans la bonne direction», mais dont les effets «vers une plus grande justice effective» restent encore à démontrer. Mêmes interrogations en ce qui concerne les mesures annoncées pour la mise en place de la digitalisation, dont les effets escomptés offrent «de nouvelles perspectives de carrière», mais aussi «de réels dangers», notamment sur les conditions de travail des fonctionnaires qui pourraient devenir «de plus en plus précaires» si le processus «se concentre sur la machine et non sur l’être humain».

«Les propos provocateurs» de l’ABBL

Mais sans surprise, la majorité du discours s’est concentrée sur «les défis» actuels au sein de la fonction publique. Et Romain Wolff de citer le conflit à la BCEE, où la mobilisation effectuée fin novembre aurait permis de «démontrer que la CGFP ne peut être divisée par personne». Comprenez que le puissant syndicat entend continuer son combat pour que l’accord salarial négocié sous l’ancien gouvernement soit également appliqué à l’ensemble des établissements publics.

L’autre pique de la soirée a été réservée à l’ABBL, dont «le président a tenu des propos provocateurs», selon Romain Wolff, en référence à une récente interview durant laquelle Guy Hoffmann assurait qu’«il n’existait aucun autre pays au monde où l’écart entre les salaires du secteur privé et ceux du secteur public était aussi grand qu’au Luxembourg». Une déclaration interprétée comme «une manière de jouer les deux secteurs l’un contre l’autre» que le président de la CGFP considère comme un «no-go».

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