«Les mêmes règles pour tout le monde»

15 Février 2018 Par Frédéric Antzorn
Ouverture des commerces
«En matière de commerce, aucun secteur ne doit être privilégié par rapport à un autre», indique Tom Oberweis, qui préside la Chambre des métiers.
(Photo: Olivier Minaire / archives)

L’autorisation par le ministère de l’Économie d’accorder les heures d’ouverture plus larges aux métiers de bouche a fait réagir ce jeudi la Chambre des métiers ainsi que la Confédération du commerce luxembourgeois (CLC).

Le président de la Chambre des métiers a salué ce jeudi la décision annoncée la veille par le ministère de l’Économie d’accorder aux boulangers, pâtissiers, bouchers, glaciers et traiteurs la permission d’ouvrir de 4 h à 21 h en 2018, avant un toilettage de la loi sur les commerces qui date de 1995.

Son président, Tom Oberweis, rappelle avoir toujours soutenu cette démarche qui avait fait l’objet d’une demande de dérogation d’abord de la part d’un boulanger de Differdange, en 2015, puis fin 2017 – alors que la Cour constitutionnelle s’était prononcée contre la discrimination entre stations-service et boulangeries – d’une autre demande, émanant cette fois de la Fédération des artisans pour l’ensemble des métiers de bouche.

Tom Oberweis, selon lequel «les mêmes règles doivent être appliquées pour tout le monde sans qu’un secteur ne soit favorisé par rapport à un autre» a salué ce jeudi «le courage et la détermination» du boulanger de Differdange «qui est allé jusqu’au bout», déplorant toutefois «qu’il ait fallu aller jusque-là pour faire bouger les choses».

L’étude du Liser attendue

Quant au point jusqu’où le toilettage de la loi de 1995 doit être mené, le président de la Chambre des métiers a indiqué qu’il préférait attendre les résultats de l’étude menée par le Liser – sur les conséquences pour l’emploi d’une libéralisation du régime d’ouverture des commerces – pour se prononcer.

À noter encore que le directeur de la Confédération luxembourgeoise du commerce (CLC), Nicolas Henckes, s’est invité dans le débat via les réseaux sociaux, s’adressant via Twitter à la secrétaire d’État à l’Économie, Francine Closener, pour savoir si après le secteur des métiers de bouche, elle serait prête à accorder la même dérogation aux fleuristes, aux vendeurs de journaux et de tabac ou encore aux supérettes.


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