Les doléances des partenaires sociaux au formateur

26 Octobre 2018 Par Paperjam.lu
Romain Wolff, dans un message partagé avec la presse, demande des inflexions vers une politique plus sociale.
(Photo: Matic Zorman / archives)

Les représentants des trois partis amenés à former une coalition gouvernementale ont échangé jeudi sur les projets à mener pour l’avenir du pays et ont reçu une délégation de partenaires sociaux.

Les négociateurs des trois partis voulant former un nouveau gouvernement (DP, Déi Gréng et LSAP) ont choisi de prendre le pouls des partenaires sociaux et des représentants d’administrations ou d’organismes publics importants en vue de conclure un programme pour les cinq prochaines années.

Jeudi matin, c’est le nouveau président de la Caisse nationale d’assurance-pension, Fernand Lepage, qui a été reçu. Son prédécesseur, Robert Kieffer, réclamait une réforme du système pour assurer sa viabilité, mais le Premier ministre s’est voulu rassurant sur RTL: les voyants sont au vert, il n’y a pas lieu de s’inquiéter.

Une prise de position dans la continuité de la tonalité de la campagne durant laquelle le Premier ministre sortant ne voulait pas dramatiser autour du mur des pensions qui, selon lui, ne fait que reculer depuis une trentaine d’années.

Les entreprises au cœur de la société

L’Union des entreprises luxembourgeoises (UEL) a été reçue durant l’après-midi. L’occasion pour son président Michel Wurth de rappeler que l’UEL représente 40.000 entreprises qui emploient 330.000 personnes. «Les entreprises sont au centre de la société, c’est là où le dialogue social se passe», indique Michel Wurth sur RTL.

Dans une interview accordée à Paperjam avant les élections, Michel Wurth demandait que la compétitivité fiscale du Luxembourg soit maintenue, que les entreprises soient soutenues dans leurs efforts de digitalisation et de prise en compte des enjeux environnementaux. Et que la discussion sur la flexibilisation du temps de travail en entreprise soit remise à l’ordre du jour.

«Plus de justice fiscale»

De leur côté, les représentants syndicaux ont demandé que la justice fiscale soit à l’ordre du jour de la prochaine mandature. La CGFP et l’OGBL ont été reçus également jeudi au ministère des Affaires étrangères.

Dans un message partagé avec la presse, le président du syndicat de la fonction publique (CGFP), Romain Wolff, demande des inflexions vers une politique plus sociale. Des sujets de tension avec le patronat réapparaissent, puisqu’il est question d’une hausse du salaire social minimum, ou encore d’un soutien sans faille à l’indexation de salaires, que la Chambre de commerce souhaite voir moduler.

La CGFP demande en outre qu’une nouvelle réforme fiscale soit mise en place ou, du moins, que des aménagements soient portés sur les parents célibataires pour soulager leur fardeau fiscal.

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