Les assurances valident aussi une nouvelle CCT

17 Mai 2018 Par Jean-Michel Hennebert
La nouvelle convention collective signée entre les partenaires sociaux des assurances est valable pour la période 2018-2020. Et introduit de nouveaux avantages aux 7.100 salariés du secteur.
(Photo: Maison moderne / archives)

Deux jours après l’annonce la validation de l’accord entre partenaires sociaux du secteur bancaire, représentants de l’Association des compagnies d’assurance (ACA) et syndicats annoncent la signature d’un nouveau cadre légal du secteur valable entre 2018 et 2020.

Si les discussions dans le secteur des banques ont été longues, parfois houleuses et le plus souvent sous les projecteurs médiatiques, celles menées dans celui des assurances ont été discrètes. Au point que l’annonce, ce jeudi, d’un accord entre partenaires sociaux apparaît presque comme une surprise. Voire comme une antithèse de ce qui s’est passé au cours des 18 derniers mois avec l’ABBL.

Dans un communiqué commun, ACA, Aleba, LCGB-SESF et OGBL-SBA indiquent que «le dialogue social a été efficace et respectueux des intérêts de chaque partie et que les résultats de ces négociations sont profitables au secteur de l’assurance, à ses entreprises et à ses salariés».

7.100 salariés dans les assurances

Concrètement, la nouvelle convention collective introduit une série d’avantages, dont le versement d’une prime de conjoncture «en 2018, 2019 et 2020» et l’attribution d’une prime exceptionnelle «en 2018 et en 2020», le rehaussement des barèmes de départ pour les nouveaux engagés «en 2018, 2019 et 2020» ou bien encore un droit à la formation de 40 h par an «dont un minimum de 20 h non liées à des obligations réglementaires» et un droit à l’établissement d’un plan individuel de formation annuel. Le texte doit désormais être validé par les différentes parties prenantes.

Selon les dernières données du Commissariat aux assurances, ce secteur emploie quelque 7.100 personnes sur la Place pour une somme des bilans dépassant les 225 milliards d’euros, dont les trois quarts proviennent des revenus issus de la branche vie. À titre de comparaison, les banques emploient de leur côté quelque 26.100 personnes et apportaient plus de 4.000 millions d’euros au budget de l’État, soit 28% des recettes totales, selon les données de l’ABBL.

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