Le faux surplace de la Bourse de Luxembourg

19 Avril 2017 Par Jean-Michel Lalieu
Robert Scharfe Bourse de Luxembourg
Robert Scharfe vise une Bourse encore plus verte et plus technologique.

Pour la Bourse de Luxembourg, l’année 2016 a avant tout été marquée par la création d’une première plateforme mondiale pour les obligations vertes et le premier exercice bénéficiaire pour sa filiale Fundsquare. Devant l’assemblée générale, son management entend défendre un message de changement et de flexibilité dans un contexte stable.

La Bourse de Luxembourg tient son assemblée générale annuelle ce mercredi. L’occasion de dresser un bilan de l’année écoulée qui, malgré des résultats financiers stables, n’a pas été un exercice comme les autres.

Le point fort de l’année 2016 fut incontestablement la mise sur pied du Luxembourg Green Exchange, une plateforme exclusivement dédiée aux obligations vertes. Depuis son lancement officiel en septembre dernier, elle reste une exclusivité mondiale.

«Elle concentre 50% des obligations vertes émises dans le monde pour une valeur totale de 50,6 milliards d’euros», précise Julie Becker, membre du comité de direction de la Bourse de Luxembourg. «Les émetteurs viennent d’un peu partout dans le monde.»

Actuellement, le LGX comptabilise 110 obligations vertes émises par 25 acteurs. La volonté est désormais de l’ouvrir à d’autres produits, tels que des obligations durables, des fonds durables et d’autres instruments de développement durable.

«Par rapport à ce qui se fait dans le monde, la place du LGX est très importante. Mais par rapport aux objectifs de la COP21 de Paris sur le climat, il faudra que son activité explose», remarque Robert Scharfe, CEO de la Bourse de Luxembourg.

Par rapport aux objectifs de la COP21 de Paris, l’activité du LGX doit exploser.

Robert Scharfe, CEO du Luxembourg Stock Exchange

Autre point fort en 2016, le premier exercice bénéficiaire pour la filiale Fundsquare, créée en 2013 pour simplifier le reporting réglementaire et assurer le routage d’ordres. L’an dernier, elle a frôlé le million d’euros de bénéfices pour un chiffre d’affaires de 13,9 millions (+13%).

«Avec les changements que l’on connaît au niveau des réglementations, le reporting réglementaire a été l’activité la plus dynamique de Fundsquare», observe encore Robert Scharfe. Il imagine désormais pouvoir intégrer la technologie de la blockchain dans le schéma de cette filiale en pleine progression.

Année stable à des niveaux record

Dans son ensemble, le groupe Bourse a connu une année stable par rapport à 2015, qui fut aussi une année record. La tendance reste donc résolument favorable et, en 2016, plus de 10.000 obligations ont à nouveau été listées.

Le chiffre d’affaires a atteint 45,3 millions d’euros (+0,7%) et le résultat net s’établit à 12,3 millions d’euros, identique à 2015. «Une situation que nous devons à nouveau à la bonne tenue de Fundsquare», précise le CEO de l’institution financière. «L’activité plus traditionnelle a, elle, été mise sous pression par la concurrence internationale.»

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