La réforme de la police adoptée

13 Juin 2018 Par Paperjam.lu
Étienne Schneider
«Les commissariats se verront accorder davantage de moyens, et surtout de ressources, permettant une présence et une réactivité policières renforcées sur le terrain», s’est félicité le ministre de l’Économie, Étienne Schneider.
(Photo: www.chd.lu)

Ardemment défendue par le ministre de l’Économie, Étienne Schneider, la réforme de la police grand-ducale a été validée, mardi, par la Chambre des députés. Celle-ci prévoit notamment d’élargir les heures d’ouverture des commissariats.

Il s’agit de la «consécration de la philosophie de la police de proximité», indique le communiqué du ministère de l’Économie au sujet du texte voté mardi à la Chambre des députés. Ce projet de loi, défendu bec et ongles par Étienne Schneider, a donc finalement été adopté par la majorité au pouvoir.

«Les commissariats se verront accorder davantage de moyens, et surtout de ressources, permettant une présence et une réactivité policière renforcées sur le terrain», s’est félicité le ministre.

L’un des changements introduits par cette réforme prévoit l’ouverture élargie des commissariats du pays. Ainsi, 13 d’entre eux travailleront 24h sur 24 et une partie du reste sera ouverte de 7h à 21h, du lundi au vendredi.

Des moyens administratifs renforcés

Une autre nouveauté concernera l’organisation territoriale de la police. La réforme réduit en effet le nombre de régions quadrillant le pays de six à quatre (Capitale, Nord, Sud-Ouest et Centre-Est). «Cette réorganisation territoriale a pour but d’augmenter la disponibilité de la police pour le citoyen et de garantir une présence accrue des patrouilles sur le terrain», précise le même communiqué.

Une modification du fonctionnement de la police judiciaire permettra par ailleurs un accompagnement des missions par le pouvoir judiciaire, alors que de nouveaux moyens administratifs ont été accordés à la police, comme des fermetures temporaires d’établissement, des saisies, ou encore des mises en détention administratives. Des simplifications qui permettront d’«agir de manière plus efficace», estime le ministère.

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