La BCE entre optimisme et réalisme

14 Décembre 2017 Par Jean-Michel Lalieu

La Banque centrale européenne se montre toujours plus optimiste pour la zone euro. Mais se refuse toujours à imaginer une hausse des taux.

Lors de la réunion des gouverneurs de ce jeudi, la Banque centrale européenne (BCE) a revu ses prévisions de croissance à la hausse pour la zone euro. Elle estime que l’année 2017 se terminera avec une progression de 2,4% (l’estimation était de 2,2% en septembre) et prévoit une nouvelle percée de 2,3% en 2018.

Le président de la BCE, l’Italien Mario Draghi, estime que «les informations sur la croissance sont très positives». Le problème reste le niveau trop bas d’inflation, estime le responsable de l’institution monétaire. Or, ramener l’inflation aux alentours de 2% reste sa principale mission.

30 milliards d’euros de rachat d’actifs mensuels

Pas question donc d’un relèvement des taux, comme vient par contre de le faire pour la troisième fois cette année la Réserve fédérale américaine (Fed). La BCE a précisé que les taux resteraient aux planchers actuels bien au-delà de la fin des achats d’actifs nets. Ce qui veut dire jusque septembre 2018 au minimum.

Concernant ces rachats d’actifs, à partir de janvier 2018, le montant mensuel sera réduit de moitié pour atteindre 30 milliards d’euros. Mais Draghi a encore précisé qu’il n’y avait «pas de discussion sur une date de fin du programme de rachat d’actifs».

La rédaction a choisi pour vous

Fredrik Skoglund et Étienne de Callataÿ

04 Janvier 2018

Chaque mois dans le magazine Paperjam, nous demandons à deux experts d’exprimer leur avis par rapport à une question liée à l’actualité économique et financière. Dans notre numéro de janvier 2018, nous avons demandé à Fredrik Skoglund (Bil) et Étienne de Callataÿ (Orcadia Asset Management) de s’exprimer sur les chances de voir la BCE relever ses taux en 2018.

Banque centrale européenne

10 Octobre 2017

Face au développement des start-up financières, le superviseur de la Banque centrale européenne estime que toutes les banques ne sont pas en capacité de répondre convenablement à une revalorisation des taux. Ce qui pourrait intervenir d’ici la fin 2018.