Klin veut laver plus clean

25 Novembre 2017 Par Thierry Raizer
Klin à Foetz
Klin occupe actuellement 400 mètres carrés à Foetz.
(Photo: Klin)

Une start-up vient de lancer, depuis le Technoport, un service concurrent aux acteurs en place dans le domaine du pressing. Avec une approche ‘digital first’ et de développement durable.

Plus qu’un canal de communication, le digital est utilisé par de plus en plus d’entreprises pour développer des business models ou repenser l’existant. Et l’un des derniers exemples en date s’applique à un secteur plutôt traditionnel: la blanchisserie.

C’est en effet dans ce créneau que la toute jeune start-up «Klin» a vu le jour, avec la volonté assumée de bousculer quelque peu les acteurs en place, dont l’hégémonique 5àsec. 

«Nous voulons moderniser un ancien métier qui est celui du nettoyage à sec, de la blanchisserie et lui rendre ses lettres de noblesse grâce aux nouveaux modes de communication», déclare Antoine Hron, un des associés de Klin qui entend par exemple assurer une prestation en 48 heures pour les clients qui le souhaitent.

Basée à Foetz, dans les locaux du Technoport, la start-up mise sur une approche digital first dans la communication avec sa clientèle et dans la gestion de ses affaires. Contrairement aux concurrents qui disposent de plusieurs points physiques, Klin a opté pour un ramassage et une livraison (tout d’abord dans un rayon proche de la capitale) en fonction des commandes du client, le tout étant traité en son siège. 

«Nous voulons aussi raisonner en termes de développement durable, ajoute Antoine Hron. Nous avons voulu acheter ce qui se fait de mieux au niveau écologique en machines à laver, capables de jauger le niveau d’eau nécessaire en fonction du poids du linge. Nous avons aussi anticipé la fin programmée de l’usage de perchloroéthylène en tant que solvant, nous proposons aussi des sacs réutilisables à nos clients», défend-il. Du côté des prix, la jeune pousse se place plutôt dans le haut du panier.

Attaquer le créneau corporate

Le démarrage de cette activité a nécessité un investissement de quelque 200.000 euros (la Société nationale de crédit et d’investissement l’a soutenue avec un prêt), principalement pour les machines. La start-up occupe actuellement 400 mètres carrés et emploie une personne à temps plein, une seconde embauche étant prévue sous peu.

Derrière la société on retrouve de jeunes entrepreneurs et amis, dont l’actionnaire principal, Pit Zens, ancien de Deloitte et de Möbel Alvisse. Antoing Hron a quant à lui quitté récemment Luxinnovation où il s’occupait justement du développement des start-up et du programme Fit4start. 

«Nous avons lancé l’idée, nous voulons vraiment convaincre, notamment auprès du marché corporate qui nous permettrait de faire du volume», ajoute Antoine Hron.

Il est donc venu le temps de la conquête du marché pour la start-up qui doit prouver que son service rencontre les attentes du client. L’équipe se donne 18 mois pour faire un premier bilan. Et envisage de poursuivre le concept «green» dans sa chaîne de valeur, pourquoi pas en se dotant de voitures électriques.

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