Grégory Nou devient le nouveau CISO of the Year

19 Octobre 2018 Par Jonas Mercier
«C’est une grande fierté, bien sûr, et j’aurais sans doute plus de poids quand j’irai parler à mon CEO, demain», s’est amusé Grégory Nou (BGL BNP Paribas), le nouveau «Ciso of the year»
«C’est une grande fierté, bien sûr, et j’aurai sans doute plus de poids quand j’irai parler à mon CEO, demain», s’est amusé Grégory Nou (BGL BNP Paribas), le nouveau CISO of the Year.

Le responsable de la sécurité informatique de BGL BNP Paribas a reçu, jeudi soir, le prix du CISO of the Year. Il succède à Maria Dolores Perez, de chez KBL epb. Cette disctinction, remise dans le cadre de la seconde édition de la Cybersecurity Week, récompense les responsables de la sécurité informatique les plus engagés.

«Être CISO, c’est compliqué, car il faut avoir de nombreuses compétences.» Avant de remettre le prix de CISO (Chief Information Security Officer) de l’année, Maria Dolores Perez, toute première lauréate de cette récompense décernée aux responsables de la sécurité informatique les plus engagés, a voulu rappeler les difficultés de ce métier.

«Il faut avoir des compétences techniques, bien sûr, mais aussi un tas de ‘soft skills’ pour mener ses équipes et aussi savoir expliquer l’importance des enjeux à sa direction», a-t-elle expliqué aux quelque 200 personnes venues assister à l’événement, qui se tenait à l’Exit07 (quartier d’Hollerich).

Et c’est encore dans le secteur financier qu’a été décerné le prix du CISO of the Year, puisque c’est Grégory Nou, RSSI (responsable de la sécurité des systèmes d’information) chez BNP Paribas, qui a en effet reçu cette récompense.


WannaCry, un électrochoc

«C’est une grande fierté, bien sûr, et j’aurai sans doute plus de poids quand j’irai parler à mon CEO, demain», s’est amusé le lauréat, le trophée à la main. À 37 ans, Grégory Nou dirige une équipe d’une quinzaine de personnes et il est en charge, depuis trois ans, de l’ensemble de la sécurité informatique de la banque.

«Il y a eu une vraie prise de conscience ces dernières années de l’importance de la cybersécurité, notamment dans le système bancaire», a-t-il confié à Paperjam.lu. «Des événements comme l’attaque informatique mondiale WannaCry ont été de véritables électrochocs.»

En six jours, nous organisons 22 événements, et nous aurons attiré d’ici samedi environ 2.000 personnes, ce qui n’est pas rien.

Pascal Steichen, CEO de Securitymadein.lu

Souvent considérée comme le parent pauvre des investissements en technologie informatique, la cybersécurité commence en effet doucement à connaître un écho plus important dans le secteur privé luxembourgeois. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la Cybersecurity Week, organisée par Securitymadein.lu.

«Nous voulons montrer que la cybersécurité peut devenir un facteur d’attraction pour les affaires», a indiqué Pascal Steichen, le CEO du GIE. «En six jours, nous organisons 22 événements, et nous aurons attiré d’ici samedi environ 2.000 personnes, ce qui n’est pas rien.»

La rédaction a choisi pour vous

Dolores Perez

22 Octobre 2017

La toute première semaine dédiée à la sécurité informatique s’est clôturée vendredi par une soirée de gala lors de laquelle Dolores Perez, responsable de la sécurité informatique chez KBL European Private Bankers, a reçu le prix de Chief information security officer de l’année.

Guy-Philippe Goldstein, maître de conférences à l’École de guerre économique de Paris

18 Octobre 2018

La complexification des cyberattaques pousse les experts de sécurité informatique à chercher de nouveaux schémas de protection. L’un d’entre eux est la «cyber deception», ou l’art de tromper les cybercriminels pour mieux les observer. Il en était question ce jeudi, lors du PwC Cybersecurity Day.

«Généralement, les campagnes de ransomware durent plusieurs semaines, voire plusieurs mois, donc il faut continuer à rester très attentifs», prévient Gérard Wagener du Circl.

15 Mai 2017

Les responsables du Circl, le Computer Incident Response Center (CERT) luxembourgeois, déclaraient lundi après-midi ne pas avoir enregistré plus d’incidents que d’habitude dans le milieu des affaires. Les serveurs de l’administration semblaient, quant à eux, avoir été épargnés, selon le CTIE, l’organisme en charge de la protection des données de l’État.