Greenpeace condamnée pour l’intrusion dans Cattenom

28 Février 2018 Par Paperjam.lu
Cattenom
La centrale de Cattenom d’EDF accusée de ne pas être suffisamment protégée d’actes malveillants.
(Photo: Licence C. C.)

Les militants de Greenpeace qui avaient mené une action dans l’enceinte de la centrale nucléaire de Cattenom en octobre dernier ont été condamnés à différentes peines.

Les huit militants de Greenpeace qui avaient pénétré dans l’enceinte de la centrale nucléaire EDF de Cattenom en octobre 2017 ont été condamnés hier à différentes peines devant le tribunal correctionnel de Thionville.

Accusés d’«intrusion en réunion et avec dégradation dans l’enceinte d’une installation civile abritant des matières nucléaires», ils ont écopé de peines entre cinq mois de prison avec sursis et deux mois ferme.

Le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, comparaissait également en tant que représentant de l’ONG. Il a été, pour sa part, condamné à une amende de 20.000 euros.

Le 12 octobre dernier, les militants de l’organisation écologiste s’étaient immiscés à l’aube à l’intérieur de la centrale de Cattenom, proche de la frontière luxembourgeoise, et avaient déclenché un feu d’artifice à proximité des piscines d’entreposage des combustibles usés.

Leur volonté était, expliquent-ils, de montrer les failles de sécurité et la vulnérabilité de la centrale, notamment des piscines d’entreposage, face à des actes malveillants.

Suite à cette intrusion et une autre dans une centrale ardéchoise (Cruas-Meysse) en décembre 2017, les députés LREM ont introduit une résolution afin de voir se créer une commission d’enquête sur la sécurité des centrales nucléaires françaises.

L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a fini par demander à EDF et aux autorités compétentes de tirer les leçons de ces actions. Avec 19 centrales en activité, la France reste un pays qui compte un des plus grands parcs nucléaires en Europe.

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