Gramegna: «Éviter un Brexit sans ‘deal’»

02 Octobre 2018 Par Paperjam.lu
Pierre Gramegna recommande de laisser, pour l’instant, le bénéfice du doute aux dirigeants italiens.

Le ministre des Finances a livré une interview à CNBC sur les sujets chauds du moment. Au menu: la politique commerciale américaine, la situation en Italie et le Brexit.

À l’approche des élections législatives, Pierre Gramegna a peut-être livré une des dernières interviews de son mandat à la presse internationale. Le ministre des Finances a répondu aux questions de CNBC dans les locaux du ministère en marge des réunions de l’Eurogroupe et de l’Écofin organisées à Luxembourg.

De l’Italie

Au sujet de la situation en Italie, Pierre Gramegna veut laisser le bénéfice du doute à la nouvelle équipe gouvernementale, ne disposant pas de toutes les données pour juger de la situation financière du pays. «Le plus grand challenge pour l’Italie est la réduction de sa dette» et elle s’est engagée à le faire sur le long terme, souligne-t-il.

Du commerce international

Interrogé sur les relents de guerre commerciale ou du moins de tensions en provenance des États-Unis en raison des barrières douanières voulues par Donald Trump, Pierre Gramegna note, d’une part, le bénéfice pour l’Europe de se rapprocher de la Chine via des accords pour faciliter les échanges entre les deux blocs. Le ministre des Finances ajoute, d’autre part, considérer le nouvel accord conclu lundi entre les USA, le Canada et le Mexique comme un signal positif pour le commerce mondial.

Du Brexit

Au sujet du Brexit, Pierre Gramegna note que les scénarios ont évolué pour se figer désormais autour de deux options: un «hard Brexit» et une sortie sans «deal». Le ministre veut éviter ce dernier scénario et préconise de trouver au moins une solution pour une période de transition.

La rédaction a choisi pour vous

27 Juin 2016

Le 23 juin 2016, les électeurs du Royaume-Uni se sont prononcés par 51,9% contre 48,1% des voix pour une sortie de leur pays l'Union européenne. Réactions, conséquences, points de vue... Paperjam.lu vous propose un condensé de perspectives sur une décision qui a provoqué une onde de choc en Europe.

Suite à la visite de Jean-Claude Juncker à Washington, les États-Unis n’imposeront pas l’importation des voitures européennes d’une taxe de 25% supplémentaire. Du moins pour l’instant.

26 Juillet 2018

Si les États-Unis et l’Union européenne semblent avoir trouvé un terrain d’entente sur les échanges commerciaux, les dés sont loin d’être jetés, estime le chercheur Michal Burzynski. Pour lui, le pire a été évité, mais nous entrons maintenant dans une période d’incertitude accrue.

Les États-Unis importent actuellement 27% de leur acier, dont 3,8% d’Allemagne.

02 Mars 2018

Le président américain a annoncé jeudi qu’il imposerait une taxe de 25% sur les importations d’acier dès la semaine prochaine, et de 10% sur celles d’aluminium. Une mesure protectionniste qui n’a pas tardé à faire réagir l’Union européenne, qui ne sera pourtant que partiellement touchée.