Et puis arriva la CTO

20 Avril 2017 Par Paperjam.lu
D'Lëtzebuerger Land
Depuis le début du mois d’avril, l’Université du Luxembourg est gérée d’une manière peu habituelle: à la place du recteur et de son rectorat, un «management team» a repris la direction.
(Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, retour sur la gestion particulière de l’Uni et la parution du livre de l’eurodéputé luxembourgeois Claude Turmes.

Depuis le début du mois d’avril, l’Université du Luxembourg est gérée d’une manière peu habituelle: à la place du recteur et de son rectorat, organe exécutif selon la loi sur l’université, un «management team» a repris la direction. Le Conseil de gouvernance, qui avait approuvé le budget du 1er avril, a mis l’Uni.lu sous curatelle pour que «les processus administratifs et budgétaires» soient améliorés «sans délai». Depuis lors, le rectorat se partage la tâche avec des consultant de McKinsey et avec un «chief transition officer» mandaté par le Conseil de gouvernance afin d’assister le rectorat dans l’application d’une gestion adéquate. Cette démarche est approuvée par un nombre étonnamment élevé des professeurs de l’Université interviewés par le Land. Certains doutaient même que le recteur, Rainer Klump, en congé maladie depuis mars, retourne à son poste.

Le journal d’un optimiste

Comme pour s’excuser d’avoir écrit un livre (Transition écologique, éditions Le petit matin), Claude Turmes en a intitulé la postface «Ceci n’est pas un livre». Ce qui n’est qu’à moitié vrai. Sur les premières 230 pages, l’eurodéputé luxembourgeois fait un récit haletant – parfois embrouillé – de son activité parlementaire. Parsemée d’anecdotes, de confidences et de coups de gueule, cette première partie du livre fait apparaître les directives européennes comme des brouillons collectifs, résultats d’improbables compromis. Le Land a lu l’ouvrage (paru début mars) dans son intégralité et livre ses notes de lecture. 

Les limites du marché aux puces

Dans son dernier livre, The Zero Marginal Cost Society, le futurologue américain Jeremy Rifkin annonce rien de moins que «le crépuscule du capitalisme»: grâce à l’Internet des objets et aux imprimantes 3D, tous les consommateurs deviendraient également des producteurs, les coûts marginaux tenteraient vers zéro et les relations commerciales seraient remplacées par l’Économie du partage. Mais ce socialisme de petit bourgeois nostalgique du retour à l’artisanat et au troc préindustriel, ne fait sourire que moyennement la Chambre de commerce qui a financé une partie du rapport sur la troisième Révolution industrielle et qui fait également l’éloge de l’Économie du partage. Le groupe de réflexion de la chambre patronale Idea sonne donc la contre-offensive et demande une régulation stricte de l’Économie du partage pour la réduire aux dimensions du marché aux puces, tandis que la partie rentable devrait «être assurée par les professionnels, relativisant l’idée d’une fin annoncée ‘de l’entreprise’».

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La nomination de l’ancien banquier luxembourgeois Pitt Arens à la tête de OneCoin arrive en tête des articles les plus lus cette semaine. En deuxième position se trouve la suite des aventures de la librairie Alinéa. La troisième marche du podium est, quant à elle, occupée par la nomination du Premier ministre français Édouard Philippe.