Digital et mobilité à l’agenda de la Grande Région

22 Juin 2018 Par Ioanna Schimizzi
Pour le Luxembourg, étaient présents au Sommet intermédiaire des exécutifs de la Grande Région: Xavier Bettel, Corinne Cahen, ainsi que François Bausch.
Pour le Luxembourg, étaient présents au Sommet intermédiaire des exécutifs de la Grande Région: Xavier Bettel, Corinne Cahen, ainsi que François Bausch.
(Photo: @CorinneCahen/Twitter)

À l’occasion du Sommet intermédiaire des exécutifs de la Grande Région, qui s’est tenu ce jeudi à Luxembourg, les représentants grand-ducaux ont rappelé les grands enjeux à venir. La révolution numérique en fait partie, au même titre que la mobilité.

Pas d’annonce concrète, mais la volonté de poursuivre et développer le travail engagé ensemble. En marge du Forum économique transfrontalier «Greater Region 4.0 – The Greater Region goes digital», s’est tenu le Sommet intermédiaire des exécutifs de la Grande Région à la Chambre de commerce, ce jeudi.

«Nous sommes revenus sur les principaux enjeux à venir pour nos territoires», explique à la sortie Corinne Cahen, ministre de la Famille, de l'Intégration, et à la Grande Région et présidente du Sommet des exécutifs de la Grande Région – le Luxembourg en exerçant la 16e présidence depuis le 1er janvier 2017, et ce, pour une durée de 24 mois.

Faire de Modu 2.0 un exemple

Entre autres thèmes évoqués lors du sommet, les exécutifs ont adopté une déclaration commune soutenant la candidature de l’Université de la Grande Région, «qui regroupe six universités issues de quatre pays: Lorraine, Luxembourg, Trèves, Sarre, Liège et Kaiserslautern, soit 135.000 étudiants», précise Corinne Cahen, à faire partie des projets pilotes «d’université européenne».

François Bausch a également évoqué la stratégie Modu 2.0. «Avec 225.000 travailleurs frontaliers, la Grande Région est le plus grand marché transfrontalier d’Europe. Il faut qu’il y ait une mobilisation de la part de l’État, des communes, des citoyens, des employeurs, et MoDu 2.0 étoffe aussi la stratégie d’une boîte à outils de la mobilité.» 

Zone franche

Le ministre du Développement durable et des Infrastructures n’a pas manqué de revenir sur la création de la zone franche transfrontalière du sud du pays. «Il y a un très grand potentiel sur cette zone, mais il faut encore convaincre le côté français», a confié l’élu Déi Gréng.

Une idée de coopération pour le développement économique partagée par Carlo Thelen, directeur général de la Chambre de commerce: «Il faudrait instaurer des zones dédiées où les entreprises peuvent s’installer lorsqu’elles ne trouvent pas d’emplacement au Luxembourg. Nous préférons qu’elles restent au sein de la Grande Région, plutôt qu’elles ne décident de quitter notre territoire.»

Le digital comme axe de développement

Interrogé sur le récent choix de Knauf Insulation de justement s’installer de l’autre côté de la frontière, plutôt qu’au Luxembourg, Carlo Thelen a botté en touche, expliquant qu’«il faut désormais regarder vers l’avant, et bien réfléchir au modèle que nous souhaitons mettre en place».

Parmi les autres enjeux auxquels est confrontée la Grande Région, comme tous les États du monde, «il y a la révolution numérique», appuie Corinne Cahen. «Nous n’avons pas encore de stratégie commune établie, mais ce sujet est bien sûr au cœur de nos développements. Nous devons échanger sur nos bonnes pratiques, étudier les besoins des entreprises, mais aussi des salariés. Nous en avons notamment discuté avec les membres du collège des Chambres de commerce et d’industrie de la Grande Région ce matin (lire jeudi).» «Pour nous, la digitalisation est une opportunité, plutôt qu’une menace pour l’emploi», a rappelé Carlo Thelen. «Cela va enlever de la pénibilité, et permettre au contraire une plus grande flexibilité.»

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