Des demandeurs d’asile en majorité Syriens

20 Avril 2017 Par Frédéric Antzorn

Un peu plus de 800 demandes de protection internationale ont été introduites au Luxembourg depuis le début de l’année, dont près de 20% concernent des réfugiés syriens.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a fait le point ce jeudi sur la situation des demandeurs d’asile au Luxembourg depuis le début de l’année.

Selon lui, au 15 avril, 808 demandes de protection internationale – dans le but d’obtenir un statut de réfugié – avaient été adressées aux autorités luxembourgeoises.

Avec 155 demandes, ce sont les Syriens qui représentent le groupe le plus nombreux (19,2% des potentiels réfugiés), sachant toutefois que sont comptabilisées dans ce groupe 52 personnes de nationalité syrienne relocalisées depuis la Grèce.

Suivent ensuite 107 demandes de personnes de nationalité serbe (13,2%), 80 de nationalité marocaine (9,9%), 67 de nationalité algérienne (8,3%) et 54 de nationalité albanaise (6,7%).

Pour les demandeurs d’asile originaires des Balkans (Albanie, Kosovo, Bosnie, Macédoine, Serbie et Monténégro), Jean Asselborn a précisé qu’une procédure d’examen «ultra accélérée» avait été mise en place début février.

De nombreux cas «Dublin»

Depuis cette date, 44 entretiens ont été fixés et ont donné lieu à 41 décisions. Celles-ci ont été pour la plupart négatives du fait qu’une grande majorité de ces personnes, comme celles d’autres nationalités, tombent sous le coup du règlement de Dublin qui veut qu’un demandeur ayant déjà introduit une demande de protection internationale auprès d’un État membre ne peut demeurer dans un autre, si cette demande est toujours en cours ou si elle a été rejetée.  

Cette situation diffère toutefois pour les personnes originaires de zones de conflit. Si les Syriens obtiennent généralement automatiquement le statut de réfugié comme partout ailleurs dans l’Union européenne, les Irakiens ou les Afghans doivent eux justifier d’une provenance géographique précise ou d’une appartenance à un groupe à risque. Ce qui vaut notamment pour les mineurs, les femmes seules, les minorités religieuses ou les journalistes.

Enfin, autre donnée délivrée ce jeudi par le ministre des Affaires étrangères, le Luxembourg a procédé depuis le début de l’année à l’organisation du retour de 172 demandeurs de protection internationale vers leur pays d’origine, répartis en 120 retours volontaires et 52 retours forcés.

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