Déjà de l’eau dans le gaz pour «Demokratie 2018»

03 Août 2018 Par Paperjam.lu
Présentée le 1er juillet, l’initiative qui souhaite impliquer plus les citoyens dans la vie politique affronte des dissensions internes.
Présentée le 1er juillet, l’initiative qui souhaite impliquer plus les citoyens dans la vie politique affronte des dissensions internes.
(Photo: Maison Moderne)

Présentée début juillet dans le cadre des élections législatives à venir, l’initiative qui plaide pour «une implication directe» des citoyens dans les décisions politiques affronte une première crise, avec l’apparition de dissensions internes.

Un mois après sa présentation officielle, l’initiative citoyenne «Demokratie 2018» aurait déjà du plomb dans l’aile. Selon nos confrères de RTL, les relations entre les deux principaux responsables se seraient tendues.

Au point que Lee Michel Baseggio, tête de liste dans le Sud, et Sonja Holper, tête de liste dans le Centre, ne partageraient plus la même vision du projet politique lancé pour les législatives du 14 octobre, selon les propos de cette dernière auprès de nos confrères. De quoi mettre à mal un projet qui vise à «redonner plus de pouvoir au peuple» via le recours plus fréquent aux consultations populaires, selon le tract présenté le 1er juillet dernier.

À la recherche de signatures

Pour pouvoir figurer sur la liste des partis officiellement représentés, l’initiative doit, selon les règles électorales, disposer de listes de candidats soutenues soit «par 100 électeurs inscrits dans la circonscription», soit «par un député – sortant ou en fonction – ou trois conseillers communaux élus dans une ou plusieurs communes de la circonscription».

Lors de la présentation de «Demokratie 2018», Sonja Holper indiquait avoir le soutien de quatre députés, un dans chaque circonscription. Une affirmation qui ne serait plus d’actualité en raison des bisbilles actuelles, selon les propos de la candidate tête de liste dans le Centre, citée par RTL. Pour pouvoir se présenter, les responsables de l’initiative citoyenne se lancent donc dans la collecte de signatures de citoyens.

Définie par la loi du 21 décembre 2007 sur le financement des partis politiques, la participation aux listes électorales des différentes forces politiques est relativement stable, avec la présence, à l’heure actuelle, d’une douzaine de partis. «Il n’est pourtant pas rare que des groupements politiques avec des agendas divergents des grands partis établis se constituent», note le site officiel des élections, qui précise dans la foulée que «leur succès reste néanmoins, à ce jour, assez relatif».

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