Déi Lénk: démocratie, social et écologie

01 Octobre 2017 Par François Aulner
Déi Lénk veut rendre les gens forts en rompant avec une logique libérale qu’il juge méprisante.
(Photo: déi Lénk)

Dans sa volonté de «rendre les gens plus forts», Déi Lénk propose dans son programme électoral pour la capitale «un renouveau démocratique» qui ferait rupture avec une «logique libérale méprisante».

Son programme électoral pour la capitale, Déi Lénk le propose dans un contexte global. En effet, le parti de gauche estime que «si nous voulons préserver nos acquis démocratiques et sociaux et renforcer nos droits dans le cadre d’un environnement vivable, il faut combattre la logique libérale méprisante et rétablir la relation de pouvoir et de confiance entre les électeurs et les élus politiques».

Décliné au niveau de la capitale, le parti, qui dispose actuellement de deux mandats sur 27 dans la capitale, veut «renforcer la démocratie», «freiner la croissance démesurée» et «mener une vraie politique sociale et écologique». Ces trois axes étant liés, Déi Lénk estime qu’il faut «donner aux communes et à leurs habitant(e)s les moyens d’exprimer de façon claire leurs choix politiques et de les réaliser».

Des logements à prix abordable, c’est possible.

Déi Lénk

Tout d’abord, le parti de gauche estime que «la Ville doit opposer à la flambée des prix de l’immobilier une offre de poids à l’intention des ménages à revenus moyens et faibles».

Pour ce faire, Déi Lénk réclame l’utilisation de tous les instruments à disposition des communes qui feraient actuellement défaut: ordonner la construction sur des terrains non bâtis situés dans des zones destinées à être bâties, percevoir une taxe annuelle de non-affectation à la construction ou entamer une procédure d’expropriation ou, en outre, faire valoir le droit de préemption.

Par ailleurs, le parti de gauche veut substituer un «service d’information des personnes» aux agences immobilières.

Tournant énergétique

Déi Lénk estime que pour «remettre plus fondamentalement en cause le modèle de croissance luxembourgeois», il faudrait un revirement de la politique au niveau national.

Au niveau communal, le parti de gauche veut accélérer la cadence de mesures environnementales et énergétiques d’ores et déjà en cours et mettre en œuvre de nouvelles mesures qui soutiendraient la transition énergétique, comme promouvoir la production décentralisée d’énergies renouvelables.

En matière de mobilité, Déi Lénk veut «dynamiser les transports en commun et la mobilité douce», notamment en introduisant la gratuité des transports en commun ou en développant d’ores et déjà de nouvelles lignes du tram, de sorte que ces modes de transport deviennent plus intéressants que la voiture individuelle.

Des alternatives

À l’image des grands projets d’urbanisation tels que le Ban de Gasperich ou le Royal-Hamilius, que Déi Lénk considère comme des «erreurs stratégiques inexcusables», le parti souhaite que, désormais, la consultation du public se fasse également lors de l’élaboration des plans d’aménagement particuliers (PAP).

De même, pour les installations collectives, Déi Lénk veut inclure les usagers dans le débat.

Le renouveau démocratique pourrait, selon le parti de gauche, être par ailleurs décliné par le soutien de «projets du mouvement de transition», qui montreraient «que des activités économiques et culturelles peuvent se développer à l’extérieur d’une logique de profit et qu’ils peuvent générer convivialité et solidarité».

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