Déi Gréng donne son feu vert pour Gambia 2

15 Octobre 2018 Par Jean-Michel Hennebert
En votant lundi «à l’unanimité» pour la mise en place de discussions avec le DP et le LSAP, Déi Gréng applique la seule stratégie lui permettant de rester au gouvernement encore cinq ans.
En votant lundi «à l’unanimité» pour la mise en place de discussions avec le DP et le LSAP, Déi Gréng applique la seule stratégie lui permettant de rester au gouvernement encore cinq ans.
(Photo: Anthony Dehez)

Réunis lundi matin en comité exécutif, les responsables des Verts ont décidé «à l’unanimité» d’entamer des discussions de coalition avec le DP et le LSAP, indique Christian Kmiotek, coprésident du parti. Avec pour ambition d’effectuer «des rééquilibrages».

Vainqueur des élections législatives, Déi Gréng avait revendiqué dimanche soir sa légitimité à rester au gouvernement. Lundi, cette volonté s’est traduite dans les faits avec la décision «d’entamer des discussions avec les deux autres partis de l’actuelle coalition», annonce lundi à Paperjam Christian Kmiotek, coprésident du parti. Un choix effectué «à l’unanimité», car ce scénario se trouve être le seul qui garantit à Déi Gréng de faire partie de la prochaine coalition. «Or, les électeurs nous ont renforcés non seulement pour saluer notre action au cours des cinq dernières années, mais aussi pour continuer notre action», précise celui qui a obtenu dimanche 3.560 voix dans l’Est.

Si François Bausch, actuel ministre du Développement durable et des Infrastructures, avait assuré au cours de la campagne que Déi Gréng «n’a pas d’alliés naturels», il précisait également que son parti n’était «pas du tout» abonné aux seuls thèmes de l’environnement, de la mobilité ou des énergies renouvelables. Ce qui s’apparentait alors à un message clair en cas de renforcement au soir du 14 octobre devient désormais une exigence, le parti ayant gagné trois sièges à la Chambre. «Les discussions qui auront lieu devront aboutir à des rééquilibrages», note Christian Kmiotek, qui ne cache pas son attachement «aux questions sociales, notamment». Autrement dit, un intérêt revendiqué pour des ministères tels que celui de la Famille ou de la Santé, par exemple.

Poids politique renforcé

Si Déi Gréng a été le premier parti à s’être officiellement positionné sur la direction qu’il souhaite donner aux futures discussions de coalition, la mise sur pied d’une nouvelle triple coalition semble en bonne voie, puisque le comité directeur du LSAP a, lui aussi, donné «son feu vert pour la tenue de pourparlers avec le DP et Déi Gréng», précise lundi Claude Haagen, président du parti. Le comité directeur du DP, lui, se réunira à partir de 18h30. Le CSV, arrivé en tête du scrutin avec 21 sièges (-2 par rapport à 2013), réunit son comité national ce lundi.

En cas de poursuite de la triple coalition, les écologistes devraient y jouer un rôle-clé et peser aussi bien sur le futur programme de coalition que sur la répartition des postes. Selon le calendrier avancé par Christian Kmiotek, ces discussions devraient aboutir «dans le même horizon qu’en 2013». À savoir au début du mois de décembre.

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