De Weiler à Wiltz

10 Août 2017 Par Paperjam.lu
Lëtzebuerger Land
Le déséquilibre socio-économique, le bilan du Film Fund et l’impact de Cattenom sur le Luxembourg parmi les sujets du Land ce vendredi.
(Photo: Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu retrace les grands sujets présents dans le Lëtzebuerger Land, qui paraît dans les kiosques chaque vendredi.

Les disparités économiques et sociales ne sont pas vraiment un sujet de la campagne électorale. Mais l’indice socio-économique établi par le Statec pour le compte du ministère de l’Intérieur révèle l’étendue de ces déséquilibres: dans les communes les plus fortunées, le salaire médian est le double du salaire dans les communes les plus pauvres. Dans les communes les moins fortunées, la part des chômeurs est cinq fois plus élevée, la part des pauvres qui ont droit au RMG est 17 fois plus élevée. Les ménages les plus nantis sont concentrés dans les communes-dortoirs autour de la capitale avec son centre administratif, financier et européen. Tandis que les ouvriers peu qualifiés aux salaires modestes, menacés par le chômage et la précarité, habitent surtout des villes industrielles ou désindustrialisées du sud et des Ardennes, et le long de la partie septentrionale de la frontière avec l’Allemagne.

Cinéma d’État

Le Film Fund – ou, officiellement, Fonds de soutien à la production audiovisuelle – présentera son bilan de l’année 2016 à la mi-septembre. En se basant sur les montants d’aides alloués par le comité de sélection, publiés après chaque session, la dernière fois la semaine passée, le Land a fait un bilan sommaire des 20 mois écoulés. En huit sessions, ce jury de cinq personnes, présidé par le critique de cinéma Jean-Louis Scheffen, a analysé 184 demandes d’aides pour un montant de 106 millions d’euros. Il en a retenu 105, soit 57%, et leur a attribué 51 millions d’euros. (Une grande partie de ces aides, grosso modo la moitié, est destinée à l’écriture et au développement de projets, soit au maximum deux fois 60.000 euros chacune). C’est énorme, en comparaison avec les 124 millions d’euros annuels de dépenses du ministère de la Culture tout entier (le Film Fund a son propre budget, inscrit sous les auspices du ministère des Médias). On peut trouver ces dépenses tout à fait justifiées, comme un investissement dans un secteur audiovisuel qui, avant l’introduction de ce système d’aides il y a un quart de siècle, était surtout composé de diffuseurs (CLT-UFA, SES). Ou comme un investissement dans un millier d’emplois créatifs – réalisateurs, producteurs, auteurs, acteurs, techniciens… Mais il serait sain aussi d’en débattre parfois, de regarder ce que l’on fait, où l’on va.

La fin du monde et les années d’après

Début 2016, un «groupe de travail post-accidentel» a été formé pour imaginer la (sur)vie dans un Luxembourg partiellement irradié. Il s’agit d’un exercice de rationalisation bureaucratique de l’impensable: quel impact à moyen et long termes un accident à Cattenom aura-t-il sur la santé physique et psychique des résidents, mais aussi sur l’écologie et l’agriculture, l’économie et les infrastructures, l’ordre public et le marché immobilier? Une poignée de fonctionnaires du Haut-Commissariat pour la protection nationale, de la Division de la radioprotection et de l’Administration des services de secours sont priés d’élaborer des recommandations. Pendant ce temps-là, le ministère de l’Environnement et le ministère de la Justice travaillent sur un avant-projet de loi pour créer une responsabilité civile nucléaire. Ce qui ne devrait pas arranger EDF.

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