«Croc-Blanc» sélectionné au Sundance

30 Novembre 2017 Par France Clarinval
Même le chien a été tourné en motion capture.

L’animation luxembourgeoise se distingue avec la sélection en compétition officielle au prestigieux festival de Sundance du film «Croc-Blanc», réalisé par Alexandre Espigares et produit par Bidibul.

C’est sous son titre international de «White Fang» que le premier long-métrage d’Alexandre Espigares a été annoncé en sélection officielle au Festival du film de Sundance, réputé pour dénicher la crème de la crème du cinéma indépendant. Il sera présenté le 21 janvier dans la section «Kids», qui avait, par exemple montré l’excellent «Ma vie de courgette» l’année dernière.

«Croc-Blanc» est déjà auréolé d’une bonne réputation puisque ses premières images lui avaient permis de remporter un prix de diffusion au festival d’Annecy, spécialisé dans l’animation.

Alexandre Espigares, jeune réalisateur luxembourgeois, est connu pour avoir remporté l’Oscar du meilleur court métrage d’animation en 2014 pour «Mr Hublot», qu’il avait réalisé avec Laurent Witz. «Quand j’ai lu le scénario de ‘Croc-Blanc’, j’ai eu l’impression de lire une histoire très particulière, qui n’entrait pas dans le schéma classique de l’animation», expliquait-il sur le tournage, il y a plusieurs mois, au Filmland.

L’histoire écrite par Jack London fait partie des classiques, et la voir adaptée en film d’animation n’a rien d’étonnant. «Croc-Blanc» est l’histoire d’une rédemption. Celle d’un chien-loup vivant selon les lois de la nature et qui va être entraîné malgré lui dans la violence et la cruauté. Chien par sa mère et loup par son père, Croc-Blanc doit faire face à la disparition de son père et à la famine. Quand il fait la rencontre d’une tribu indienne, le chien-loup découvre le monde des hommes et se retrouve confronté à la jalousie et à la haine de ses congénères, les autres chiens de la tribu...

Pas tout à fait fini

Il faut dire que le film a été tourné en motion capture, complété par de la key frame. En langage courant, cela veut dire que les scènes sont tournées avec de vrais comédiens qui évoluent avec des marqueurs sur eux. Les 31 caméras enregistrent les trajectoires des points (environ 50 marqueurs pour chacun) et ces mouvements sont automatiquement «habillés» par les dessins des personnages, puis intégrés dans des décors.

«Le film n’est pas tout à fait fini, les programmateurs n’ont vu que les images brutes, montées sans le compositing, sans étalonnage, sans bruitage… cela veut dire que c’est vraiment l’histoire et la réalisation qui leur ont plu», souligne Lilian Eche, le producteur du film chez Bidibul qui coproduit le film avec Superprod en France et Big Beach aux États-Unis. «Les vacances vont être courtes pour tout finir, on perd deux semaines pour être prêts pour le Sundance.»

Un projet à 11,28 millions d’euros (en partie financé par le Film Fund) qui sera sur les écrans en mars 2018, après une avant-première en live-cinéma avec l’OPL, qui jouera la musique du film écrite par Bruno Coulais et Gast Waltzing.

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