Crise de croissance

21 Juin 2018 Par Paperjam.lu
Cette semaine, le Land aborde notamment les 10 ans de la Mutualité des employeurs (MDE).
(Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, les journalistes du Land se penchent sur le manquent d’argent pour les sociétés de production de films.

Ils sont furieux, furibonds – ou est-ce simplement déçus? Ils étaient cinq producteurs des principales et plus anciennes sociétés de production de films, Iris, Samsa, PTD, Deal ou Tarantula, à recevoir les journalistes du Land lundi pour expliquer l’impasse dans laquelle se trouve actuellement tout le secteur: il n’y a plus de sous. Plus de pognon, de flouze, d’oseille, c’est aussi prosaïque que cela. Et en même temps, c’est autrement plus complexe. Un regard en arrière permet de situer le cadre et de raconter le développement faramineux d’un secteur audiovisuel créé de toutes pièces par la volonté politique du gouvernement luxembourgeois (et grâce à l’argent public) au début des années 1990 et dont, depuis, tout le monde se réjouit des succès consécutifs: l’Oscar de «Monsieur Hublot» en 2013, le «succès planétaire» (communiqué Iris) de la série «Bad Banks», «une avalanche de prix» (Film Fund) pour l’animation made in Luxembourg à Annecy le week-end dernier, les nombreux jeunes qui s’engagent dans une carrière au cinéma en suivant les BTS en animation ou en écriture... «Mais si on ne trouve pas très rapidement une solution à la crise budgétaire, tout le secteur sera à l’arrêt en septembre», alarme Nicolas Steil, directeur d’Iris Productions et secrétaire de l’Ulpa (Union luxembourgeoise des producteurs audiovisuels). En deux séances, le Film Fund a déjà dépensé 21 millions d’euros cette année et il ne lui en reste plus que sept pour les deux séances restantes. Les producteurs se sentent abandonnés par la politique, et les professionnels des autres métiers craignent d’être les dindons de la farce. Le Land a enquêté. 

Neutralité macroéconomique

Dix ans de statut unique, ça veut également dire dix ans de Mutualité des employeurs (MDE), qui rembourse aux entreprises 80% des dépenses pour la continuation du salaire en cas de maladie du salarié. Selon le président de son conseil d’administration, Nicolas Henckes, la MDE est «arrivée à sa vitesse de croisière, en ce qui concerne les finances». En plus, la MDE essaie de faire baisser l’absentéisme dans les entreprises, en utilisant les quatre «classes de risque» avec des taux de cotisation différents. Or, depuis 2015, l’apport financier de l’État en faveur de la Mutualité augmente, et cette année, environ 20% de dépenses pour les remboursements des dépenses pour la continuation de salaire pourraient être fiscalisés. Or, peut-on s’attendre à ce que les entreprises aient un véritable intérêt à attaquer l’absentéisme, avec de tels apports à leur Mutualité?

À l’écoute des enfants de parents divorcés

La réforme du divorce n’introduit pas seulement le «constat d’échec» (Zerrüttungsprinzip, en allemand) au lieu de la faute comme raison d’une séparation, mais elle renforce aussi les droits des enfants dans une procédure conflictuelle de séparation. À l’avenir, les enfants de parents divorcés peuvent eux-mêmes prendre un(e) avocat(e) pour défendre leurs propres intérêts dans des conflits concernant le droit de garde, le droit de visite ou l’autorité parentale. Bref, tous les aspects qui les concernent directement. Or, leur donner la possibilité de faire une requête n’équivaut pas à les retourner contre leurs propres parents, comme le craint le CSV, mais au contraire, à soutenir les juges des affaires familiales à trouver une solution qui respecte au mieux «l’intérêt supérieur de l’enfant».

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