«Ce n’est pas pour nous»

31 Août 2017 Par Paperjam.lu
Land
Cette semaine, le Land revient notamment sur la préparation des communales et la fin du conflit au Findel.
(Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, retour sur la ville de Dudelange, l’enjeu politique des élections communales et la fin des tensions au Findel.

À Dudelange, ancienne forge du Sud, et aujourd’hui une ville en changement démographique et urbanistique, le fossé entre riches et pauvres continue à se creuser. Le LSAP, qui a toujours gouverné l’ancienne forteresse du syndicat ces dernières décennies avec une confortable majorité, a négligé la politique du logement et ne détient qu’un nombre restreint d’appartements subventionnés, une négligence qui pourrait lui coûter cher aux élections communales du 8 octobre. Dans le cadre de sa série d’articles sur ces élections, le Land dresse un portrait de Dudelange.

Répétition générale pour 2018

L’enjeu politique des élections communales dépasse toujours le cadre local. Comme le nombre des députés à la Chambre, le résultat des communales, le nombre de conseillers et de maires reflète le rapport de force entre les partis. Mais les partis jouent des rôles différents sur le plan communal: dans les communes à vote proportionnel, le succès du LSAP dépasse de plus de 10 points son influence nationale – à l’opposé du CSV qui est plus populaire sur le plan national que communal. Grâce à des sujets comme la nature ou la circulation, les Verts ont su s’implanter fortement sur le plan communal et concurrencer le DP. Pour la politique nationale, les communales du 8 octobre auront une importance particulière, car le CSV espère en faire une étape sur son chemin de reconquête du pouvoir perdu en 2013. Tandis que les partis de la coalition gouvernementale se gardent de faire «l’amalgame» entre communales et législatives pour ne pas faire payer leurs candidats communaux pour les fautes du gouvernement.

Solution en vue

L’invraisemblable histoire de l’atterrissage en catastrophe mardi soir au Findel a permis à l’Administration de la navigation aérienne (Ana), à Lux-Airport et à la Direction de l’aviation civile (Dac) un exercice sous conditions réelles de ce sur quoi ils se disputent depuis une année avec le ministère de l’Infrastructure: le pouvoir de décider si oui ou non la piste d’atterrissage est ouverte et comment le communiquer entre eux. Après des mois de discussions et la menace d’une grève de la part des représentants du personnel de l’Ana afin de garantir que l’administration soit dans le futur la seule responsable de ces décisions, le représentant de l’Ana annonçait mercredi devant la presse que la décision de laisser décoller la Falcon 7 transportant le président français Emmanuel Macron, malgré la fermeture du trafic, avait été prise avec tous les acteurs au Findel. Devant le mécontentement croissant des passagers bloqués au Findel, la volonté de partager la responsabilité pour des décisions peu populaires et injustes aux yeux de ceux qui avaient passé la nuit dans le hall de départ était plus grande que dans les discussions avec le ministère dans le cadre de la certification de l’aéroport nécessaire pour se conformer aux régulations européennes. Un compromis a été annoncé dans ces négociations: ce serait l’Ana qui prendrait la responsabilité de ce qui se passe sur et autour de la piste, mais selon Pierre Jaeger, directeur de la Dac, la procédure de communication entre l’Ana et Lux-Airport reste à clarifier. La prochaine réunion aura lieu en octobre, mais d’ici deux semaines la procédure de certification devrait être lancée.

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