Le secrétaire d’État à l’Environnement a tenu à replacer dans leur contexte actuel – et non celui de 2012 ou 2013 – les données luxembourgeoises en matière de lutte contre le réchauffement climatique publiées il y a quelques jours par Eurostat.
Le secrétaire d’État à l’Environnement, Camille Gira, a réagi aux données publiées par Eurostat la semaine passée, dans le cadre de la prochaine conférence mondiale sur le climat (COP21).
Dans un recueil de chiffres, l’institut statistique européen avait évoqué les efforts menés, pays par pays, contre le réchauffement climatique dans les domaines de l’énergie, des transports et de l’environnement.
Une réduction actualisée
Concernant le Luxembourg, deux données ont particulièrement attiré l’attention de Camille Gira, à commencer par celle traitant de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, chiffrée par Eurostat à un peu moins de 400.000 tonnes équivalent CO2 entre 1990 et 2012, soit une réduction de l’ordre de 2,6%.
Le secrétaire d’État à l’Environnement précise que, depuis lors, 1 million de tonnes équivalent CO2 supplémentaires sont à ajouter à cette réduction, soit une nouvelle diminution qui oscillerait selon lui entre 7% et 8%, et donc à une réduction totale des émissions de gaz à effet de serre qui se situerait au-delà de 10% depuis 1990.
Sur la bonne voie
Ensuite, Camille Gira conteste également le bonnet d’âne attribué par Eurostat au Luxembourg en matière de part des sources d’énergie renouvelable dans la consommation finale brute d’énergie qu’Eurostat a chiffrée à 3,6%, alors que le pays s’est engagé à atteindre le cap des 11% à l’horizon 2020.
«En dépit de ces chiffres, nous sommes bel et bien sur la bonne voie», assure le secrétaire d’État à l’Environnement, évoquant une nouvelle fois «des données qui ont évolué».
Main dans la main
«Elles sanctionnent le manque de dynamisme dont a fait preuve le Luxembourg sous la législature précédente lors de laquelle rien ou presque n’a été fait», poursuit Camille Gira. «Mais aujourd’hui, tout le monde travaille main dans la main et les choses bougent. J’en prendrai pour preuve l’éolien qui se porte très bien, avec de grands projets en cours ou à venir.»
Camille Gira cite également le domaine du photovoltaïque, en plein développement lui aussi, notamment via des subventions aux coopératives qui ont été largement revues à la hausse.
De sorte que le secrétaire d’État à l’Environnement considère que le Luxembourg respecte désormais ses engagements et qu’il parviendra aux objectifs qu’il s’est fixés d’ici 5 ans.




