Les indices boursiers pourraient terminer 2014 sur leurs plus-hauts de l’année

08 Décembre 2014
Guy Wagner
Guy Wagner et son équipe dressent le bilan pour cette fin 2014.
(Photo: Banque de Luxembourg)

Les principaux indices boursiers pourraient terminer 2014 sur leurs plus-hauts de l’année. Pour autant que les prix pétroliers se stabilisent, affirment Guy Wagner, chief investment officer de la Banque de Luxembourg, et son équipe dans l’analyse mensuelle, les ‘Highlights’.

Même si les fondamentaux économiques ne se sont pas améliorés d’une manière notable au cours de cette année, les marchés boursiers semblent finir 2014 sur une note favorable. «Si les prix pétroliers se stabilisent à court terme, les principaux indices boursiers pourraient terminer 2014 sur leurs plus-hauts de l’année», dit Guy Wagner, chief investment officer de la Banque de Luxembourg et administrateur-directeur de la société de gestion BLI - Banque de Luxembourg Investments. Seuls les pays émergents restent à la traîne en raison de la faiblesse des prix des matières premières et des difficultés économiques en Chine, au Brésil et en Russie.

La croissance de l’économie US s’accélère, alors que celle de la zone euro faiblit

Même si l’économie mondiale reste sur le chemin de la croissance, elle ne réussit toujours pas à retrouver sa forme d’avant la crise financière. Parmi les principaux blocs économiques, les États-Unis sont la seule région qui affiche une accélération graduelle de son rythme de croissance. «La raison principale est l’amélioration du marché de l’emploi», pense Guy Wagner. Dans la zone euro, la locomotive allemande ralentit légèrement. «La France et l’Italie souffrent du manque de réformes et du chômage élevé.» Au Japon, la hausse de la TVA en avril a engendré un recul du PIB au cours des deux derniers trimestres, ce qui correspond à la définition technique d’une récession. En Chine, l’activité économique continue à ralentir, subissant le contrecoup d’une croissance excessive des investissements financés par endettement au cours des dernières années.

Chute des prix pétroliers: les taux d’inflation devraient encore baisser

Au cours des trois derniers mois, l’inflation aux États-Unis est restée quasiment inchangée. En octobre, le taux d’inflation s’est établi à 1,7% alors que le déflateur des dépenses de consommation hors énergie et alimentation, qui constitue l’indicateur préféré de la Réserve fédérale, s’élevait à 1,6%. Dans la zone euro, le taux d’inflation s’est établi à 0,3% en novembre, demeurant en-dessous de 1% pour le 14e mois consécutif. «En raison de la forte chute récente des prix pétroliers, les taux d’inflation devraient encore baisser dans les mois à venir», dit l’économiste luxembourgeois.

Les taux atteignent des niveaux plus bas

Malgré leur faible niveau, les taux longs continuent à baisser aux États-Unis et en Europe. Guy Wagner: «D’une manière générale, les rendements obligataires des pays industrialisés restent à des niveaux peu attrayants. Néanmoins, la faiblesse des pressions inflationnistes, le recul des prix pétroliers et l’absence de perspectives d’une remontée des taux directeurs des principales banques centrales ne plaident pas pour une remontée prochaine des taux longs.»

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