Huitième cérémonie «Great Place to Work for All»

04 Avril 2018
(Photos: Dominique Gaul)

Plus de 150 dirigeant(e)s et responsables RH s'étaient donné rendez-vous ce jeudi 22 mars au Nouvel Etablissement Namur pour la 8ième cérémonie annuelle Great Place to Work for All, avec pour thématique cette année: "It's a new Spirit". Avant la révélation des 13 Best Workplaces 2018 et leur classement, plusieurs experts ont eu l'occasion de partager, sous des formats différents, leur expérience.

Christelle Brignoli, Managing Director de l’Institut Great Place to Work® Luxembourg, a ouvert la cérémonie et a laissé la parole à Philippe Remacle, Business Coach, Mentally Fit Institute, avec un mot d’accueil portant sur le thème du Leadershift: "Comment s’adapter pour faire face aux défis humains liés à l’arrivée du digital ?". En effet, ce changement de paradigme implique des changements aux niveaux du business, de l'organisation et de la culture de l'entreprise.

La parole a ensuite été donnée à Hugo Catherine, DRH de Talan Group, sous la thématique "Comment les innovations technologiques peuvent transformer les RH et renforcer les relations au sein d’une entreprise", celui-ci a présenté les différentes démarches de l'entreprise dans ce domaine, à commencer par TalanCoin®, une crypto-monnaie interne servant de catalyseur de collaboration.

Cette monnaie virtuelle peut être donnée ou reçue entre collègues ayant travaillé ensemble sur un projet et sert par la suite à acquérir différents avantages (sous forme matérielle, d'accès à des formations, etc). De plus, le fait qu’il s’agisse d’une monnaie fondante favorise les échanges entre collègues et évite que la monnaie soit stockée trop longtemps. Leur seconde initiative est TalanSkills, système de Self HR. En effet, il s'agit d'un portail qui permet notamment aux managers d'évaluer leurs propres compétences avant de demander aussi l'avis de leurs collaborateurs. Pour conclure, M. Catherine a mis en avant la diversité des équipes au sein de Talan et la qualité de l'espace de travail du siège de la société, résolument moderne et modulable selon les envies et les besoins des travailleurs.

C'est ensuite Pouya Mohtacham, Co-Fondateur de Comeet et Président de HappyTech France, qui est venu présenter ses projets. HappyTech se compose de 18 startups qui visent à favoriser le bien- être au travail par l'utilisation d'outils digitaux. Selon lui, les Ressources Humaines ont un rôle important dans la transformation digitale, qu'ils trouvent bien souvent trop lente, à tort. A l'inverse, le secteur n'évolue pas assez vite pour suivre la digitalisation. Il a ensuite mentionné la difficulté récurrente de faire collaborer les salariés à travers les divisions verticales et horizontales pour de nombreuses entreprises et l'inefficacité relative des réseaux sociaux d'entreprise dans ce domaine. C'est ce que Comeet se propose de changer, en invitant à la rencontre digitale de collègues travaillant dans d'autres équipes. Enfin, il a rappelé l'importance pour une entreprise d'avoir des salariés engagés et heureux, car ils sont alors plus productifs, plus créatifs et moins souvent absents.

Karl Burns, Head of HR Luxembourg & Global Supply Chain de Vodafone Luxembourg, a après expliqué au public "The Power of a Global Employer Brand". En effet, la marque a subi un lifting important en 2017, tout en gardant une image liée à son historique. Transmettant un message d'optimisme concernant le futur et ses possibilités, Vodafone continue d'insister sur l'interaction humaine. Avant cela, l'entreprise avait mené une large enquête auprès du grand public afin de connaitre son opinion sur le futur. Partant des résultats, Vodafone insiste sur la manière dont la technologie va transformer positivement la société. Ces nouvelles campagnes ont été accompagnées par un focus sur les scientifiques et employés de demain. Le Head of HR a également présenté un projet qui lui tient à cœur: la campagne de financement lancée pour aider un employé de Vodafone Luxembourg, Luca Antifora, à pouvoir marcher à nouveau après un grave accident de cyclisme l'ayant rendu paraplégique. Enfin, à travers une série de drivers, l'engagement des employés a fait l'objet de

beaucoup d'attention parallèlement à l'intérêt pour les futurs talents: l'innovation, les nouvelles technologies, les opportunités, la diversité et l'inclusion, les nombreuses opportunités et la possibilité de faire un travail important avec des collègues exceptionnels.

Ce fut ensuite au tour de Jamila Bouhsine, Regional Account, Coca-Cola European Partner de partager sa vision de la guerre des talents. Celle-ci serait née de la révolution du monde de travail et des modes de consommation par les Millenials. Elle a expliqué comment l'évolution découle des crises et engendre ainsi des changements et des opportunités. Après la crise financière, la prochaine crise pourrait être celle de la guerre des talents. Les attentes différentes des Millenials, devenus consommateurs avant d'être employés, poussent les employeurs à se réinventer afin d'attirer et de retenir les talents. Jamila Bouhshine invite donc les décideurs à prêter attention à un élément important pour 78% des employés: un café de qualité. En effet, cela part d’un constat simple:75% d’entre eux ne sont pas satisfaits de la qualité de celui à disposition dans leur entreprise.

Laurent Ledoux, Transformation Catalyst and Accelerator et Owner d'Equis, mais aussi ancien Président du Ministère des transports Belges, a pris la parole à son tour pour présenter le leadership permettant de libérer ou réinventer les organisations. Commençant par en avancer les bénéfices pour l'entreprise, à savoir l'amélioration de la qualité et de l'efficacité, la chute du taux d’absentéisme, et. Il a ensuite proposé aux DRH présents une série de mesures à prendre pour y arriver. Trois axes sont importants: le respect de chacun, le développement des salariés et l'auto-direction.

Le premier concerne notamment l'implication des salariés et des équipes dans les processus de décisions qui les concernent, mais aussi sur la stratégie de l'entreprise. Cela passe également par une certaine flexibilité dans l’entreprise. Par ailleurs, en laissant à chacun la possibilité de se développer, de pouvoir se former et de recevoir des feedbacks réguliers, les collaborateurs seraient davantage engagés.

Enfin, une culture de confiance concernant les horaires, le télétravail permettrait une liberté balisée et un soutien à ceux qui veulent en faire plus, assurant que chacun ait la liberté de prendre des initiatives. Tout cela passe par des transformations personnelles, organisationnelles et culturelles qui doivent être accompagnées.

La présentation suivante a été proposée via une vidéo par Clarisse Halawani, Founder et CEO de Corpnap, sur le thème "L'intelligence sans sieste est comme un oiseau sans ailes". Le principe est simple: un tiers des travailleurs souffre de troubles du sommeil, ce qui impacte leur santé mais aussi leur performance au travail. A l'opposé, une période de repos de 20 minutes seulement pendant la journée améliore grandement la situation. CorpNap se propose d'instaurer dans les entreprises une véritable culture du repos en journée, sur le lieu de travail en s'appuyant sur quatre piliers: la reconnaissance de l'importance des siestes au travail, l'utilisation des technologies disponibles (Energy Pod), une pièce dédiée à cette activité et pensée pour elle et enfin, un support ad-hoc pour s'assurer de la satisfaction des stakeholders quant à cette policy.

Enfin, la dernière présentation de la journée a été celle de Michèle Racké, Directrice générale adjointe d'APEMH, intitulée "De la communication accessible au Co-Design de services: quand le handicap intellectuel devient levier d’innovation". L'association, forte de 50 ans d'expérience au service des personnes en situation de handicap intellectuel, aide la société à passer d'une culture d'assistance à un nouveau paradigme de co-production. Cette année, un nouveau projet européen devrait être déposé, encourageant l’entreprenariat et le développement du self-employment pour les personnes en situation de handicap intellectuel. L'objectif présenté est de créer une méthodologie, reposant sur les approches co-productives, qui rendrait accessibles les services d’un incubateur d’entreprises aux personnes en situation de handicap intellectuel.

Après l'ensemble de ces présentations, l'heure est venue pour la cérémonie tant attendue de remise des awards "Best Workplace Luxembourg". Pour la première fois cette année, trois catégories avaient été établies. Le palmarès des Small Companies représentait les entreprises de 20 à 49 salariés, celui des Medium Companies les entreprises de 50 à 99 salariés et le dernier classement, des Large Companies répertoriait les entreprises de plus de 100 employés. 

Photo: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique GaulPhoto: Dominique Gaul

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